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Tableau des guerres de la révolution de 1792 à 1815 / par P.G. [Paul Gayant], ancien élève de l'Ecole Polytechnique
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600 GUERRES DE LA REVOLUTION.

ç) e corps devait enlever le village, le 6“ le tourner, la cavalerie déborderl’aile droile ennemie, le 8 e , le 2° tenir en échec son centre et sa gauche.L’attaque fut conduite sans ensemble et mollement. Montbrun entratrop tard en ligne,et Wellington, dont Loison avait, dès la veille , attirél’attention en ouvrant mal-à-propos le feu devant Fuentès-de-Onoro ,Wellington eut le temps de barrer, par des masses imposantes, le défilédont l’occupation était décisive. La journée s’écoula sans qu’on pût leforcer. Le lendemain, des retranchemcns, élevés pendant la nuit, le ren-daient inexpugnable. On resta quelques jours en présence. Enfin, Mas-sena donna l’ordre à la garnison d’Almeida d’évacuer la place et de la dé-manteler. Ce coup de main difficile fut glorieusement exécuté. Au signaldonné, tandis que Masscna tenait en suspens, par ses démonstrations,l’armée coalisée, une effroyable détonation ébranla la plaine : les rem-parts d’Alincidasautèrent, la garnison déboucha vivement, traversa les li-gnes ennemies et se retira sur la frontière d’Espagne où toute l’armée lasuivit.

Arrivé à Ciudad-Rodrigo , Masscna apprit son remplacement parMarmont et lui céda le commandement. Cependant Wellington retournaen Estramadure pour assiéger Radajoz. Mais Drouet, survenant par Al-maraz, mais les autres corps, se portant vivement sur la Guadiana , leforcèrent de rentrer en Portugal . Les pertes éprouvées par le feu, par desfièvres épidémiques, l’avaient considérablement affaibli; il gagna lente-ment d’abord Castelbranco, puis les rives de la Coa. Marmont côtoya sesmouvemens, conjecturant qu’il voulait ou assiéger Ciudad-Rodrigo ou se-conder les opérations des Galiciens .

De ce côté, 20,000 hommes sous Abadia, ayant fait irruption dans leroyaume de Léon et repris Astorga , s’étaient déployés sur l’Orbigo, flan-qués parles Asturiens de Santo-Cildès, qui n’avaient point cessé de ba-tailler avec Bonnet. Dorsenne avait alors remplacé Bessières à l’armée duNord; il réunit sur l’Esla, à deux divisions de la jeune garde, celle deBonnet, et il marcha sur l’ennemi en trois colonnes, soutenues par uneréserve de la vieille garde. Son but était de l’accu’er à Astorga et dé l’en-gager à accepter la bataille. Abadia n’osa point lui tenir tête; il évacua laplace et se retira dans les montagnes d’Orense . L’arrière-garde, forte de5 ooo hommes, fut seule atteinte et taillée en pièces à Villafranca.

Pendant ce temps, Wellington investit Ciudad-Rodrigo . Mais Mar-mont, ayant appelé l’aide de Dorsenne qui le rejoignit à Tamamès, lui enfit lever précipitamment le siège, il le poursuivit avec succès, puis onentra en quartier de rafraîchissemcns. D’une part, le quartier générals’établit à Salamanque , de l’autre à Almcida.

Au commencement de la campagne de 1812, saisissant le moment où