MO GUERRES DE LA REVOLUTION.
puis Oudinot en sortit pour tomber brusquement, par Keydany, sur leflanc de Wittgenstein dont Macdonald avait déjà débordé la droite etqui se repliait sur sa gauche. Cependant Napoléon courut à Wilna. Iltrouva les Russes en bataille sur les hauteurs deRykonty; mais, à ses pre-mières manœuvres, ils évacuèrent [la position et la ville; pour rallier Bag-gowout à Swenzstjany. Leurs démonstrations n’avaient eu d’autre butque de gagner le temps de détruire d’immenses magasins. On prit, sanscoup férir, possession de l’ancienne capitale de la Lithuanie , où Napo-léon fut accueilli en libérateur.
Le même jour, Oudinot atteignit à Leweltowo Wittgenstein qui pré-cipitait ses pas; il le culbuta, le poussa en désordre jusqu’à Wilkomirzoù il entra pêle-mêle avec lui, et le poursuivit encore sur la route de Ma-lianty, après lui avoir enlevé des magasins et plusieurs milliers de prison-niers. De son côté Macdonald pointa droit sur Riga .
Par l’effet de ces inouvemens, la route de Smolcnsk était dégagée et laretraite de la première armée russe était forcément indiquée sur le campde Drissa. Pour l’empêcher de faire contre-marche, Napoléon lui opposasous le commandement du roi de Naples , Oudinot, Ney, deux corpsde cavalerie et trois divisions du premier corps (100,000). Après quoi,il porta son attention sur Doctorof, Bagration et Tormasof. Contre ledernier il disposa de Schwarzenberg qui déboucha sur Slonim ; il lançacontre le second par Grodno la colonne du roi de Westphalie , il donnal’ordre à Davout de se déployer avec ses deux divisions et sa cavaleriepar Oszmiana, Minsk et Borissof de manière à occuper le nœud des routestransversales qui pouvaient ramener soit Bagration , soit Doctorof sur laWilia ; 1 enfin il appela de Pilony la colonne d’Eugène pour l’établir ausud de Wilna et couvrir cette ville où il resta avec la garde.
Tout était en émoi dans les camps russes. Tormasof n’était pas encoreen mesure; Platof, Doctorof, Bagration, au bruit du passage du Nié-men par la colonne de Napoléon, se hâtèrent de faire un à droite pourse rapprocher de Barklay.
Arrivé à Soleszniki, Doctorof se heurta contre les troupes françaises;il comprit que Wilna devait être occupe et, se jetant à travers champs,il gagna Oszmiana au moment même où la cavalerie de Davout s y pré-sentait. U eut à peine le temps de fuir jusqu’à Smorgoni, d’où,sans reprendre haleine, il courut à la Wilia qu’il traversa sur-le-champ.Son activité le sauva; Nansouty s’était élancé de Wilna pour lui barrerle passage de la rivière ; il ne fut atteint qu a Swir et il échappa à uneentière destruction au prix de son arrière-garde et de scs convois.
Platof, le suivant à deux journées de distance fut prévenu partout. ATraby, à Woloszni, il trouva les chemins coupés par Davout et il n’eut