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GUERRES DE LA REVOLUTION.
Pendant que les Russes perdaient leur temps en vaines manœuvres,Napoléon , averti par l'escarmouche d’Inkowo, fit battre le rappel surtoute la ligne. La fermeté, l’à-propos de ses ordres, l’empressementde la troupe à se mettre sous les armes, contrastent singulièrementavec l’irrésolution de l’ennemi. Eugène se place derrière Ney qui, lui-même est derrière Murat ; les trois corps se serrent en masse et appuientà droite pour s’aligner sur la route de Janowieczi à Lusina. La garde,le quartier général, l’infanterie du premier corps, se forment sur lachaussée de Witepsk à Babinowiczi. Les deux colonnes s’ébranlent à-la-fois. Masquées par le fort de Babinowitchi elles convergent sur leDniéper et arrivent en même temps à Rassasna où des ponts sontpréparés. Le fleuve est à l’instant franchi. De leur côté Davout et Junotont gagné Liady. Poaiatowski s’est rendu de Mohilew à Romanowa. Lagrande-année entière est groupée près de Krasnoi ; pendant que Bar-klay, prenant enfin on parti, se déploie et la cherche encore à la gauchedu lac de Kusplia.
On n’avait plus qu’un pas à faire pour saisir Smolensk que l’on es-pérait surprendre et dont l’occupation immédiate eût coupé Barklayde Moscou et l’eût rejeté sur les routes du nord. Ney ouvrit la marche;son avant-garde trouva Neverofskoi en avant de Krasnoi, elle le re-foula , le chassa de la ville et l’empêcha de se remettre en bataille àl’autre issue; de ce côté la route traverse une forêt de bouleaux. Legénéral russe, entassé dans un long défilé ne pouvait échapper à la pluscomplète destruction que par une défense désespérée, il s’y résolut bra-vement. Formant sa troupe en colonne serrée, il se replia lentementen contenant l’infanterie de Ney. Au bruit du combat, Murat accourutimpatient de se frayer la route. Mais scs charges impétueuses ne pu-rent rompre les rangs de l’ennemi qui continua à disputer le terrainpied à pied. Neverofskoi soutint glorieusement le choc jusqu’à la nuit;alors il fit halte à moitié chemin de Smolensk et la cavalerie cessa de lepoursuivre. Il avait perdu outre son artillerie plus de 2000 hommes;mais pendant une journée entière l’armée française n’avait pas gagnéquatre lieues; mais Bagration avait eu le temps de faire volte-face, etd’envoyer à son lieutenant un puissant renfort à l’aide duquel, le lende-main, celui-ci rétrograda en bon ordre jusqu’aux faubourgs de Smo-lè'nsk où toutes les forces du général étaient déjà rentrées. La ténacitéde Neverofskoi, l’activité de Bagration sauvèrent, d’un coup de main,celte grande ville, dernier appui de l’armée russe. Cependant Barklayétait en demeure de l’abandonner ou de livrer enfin la bataille tantdesirée.
Smolensk est bâti, sur la rive gauche du Dniéper , au sommet et sur