470 GUERRES DE LA REVOLUTION,
l’attaque, s’engage avec vigueur , mais quelle que soit la force avec la-quelle son canon résonne, ce n’est qu’après quatre heures d’une luttefurieuse qu’il est joint par une division du 7 e corps. Les autres arriventà la longue ; elles se composent de Saxons qui se forment à de trop gran-des distances pour donner avec efficacité. L’ennemi en profite: il se jettedans l’intervalle, enfonce le centre et coupe Bertrand d'Oudinot qui estresté à Seyda. La journée est perdue; l’année se retire sur Torgau ,
D’un autre côté , Wittgenstein était revenu à Pirna ; Schwarzcnbergprenant position à Aussig menaçait d’ouvrir la communication avecBlucher. Bubna , avait replié Poniatowski, d’abord, à Zittau , puis àStolpen . Napoléon marcha sur Wittgenstein ; le rejeta au-delà desmonts et rentra à Dresde pour se retourner contre l’armée de Silésie .Mais les Russes étaient déjà descendus sur ses pas, il voulut en finir aveceux ; il les poussa jusqu’à Cuhn où ses reconnaissances entrèrent pour ladernière fois. Blucher pendant ce temps avait gagné du terrain; il avaitpassé la Sprée, pour se rapprocher de la Bohême par Stolpen . On sedéploya devant lui, mais toujours déterminé à refuser la bataille il selaissa refouler jusqu’à la Neisse . Enfin Napoléon, fatigué de tant de vainsefforts, renonça à empêcher sa jonction avec Schwarzenberg et résolutd’en attendre l’effet dans une position défensive. L’armée s’échelonna euéquerre, depuis Seyda et Freybcrg jusqu’à Wittcnberg dont Bcrna-dotte avait déjà commencé l’investissement sur la rive droite del’Elbe .
Bientôt, les trois armées coalisées communiquèrent entre elles: Bubna,en s’établissant à Stolpen; la gauche de Bernadotte en s’étendant surl’Elster, jusqu’à Elsterwerda , malgré les efforts du roi de Naples, firentdisparaître les lacunes du cercle qui enveloppait les Français. Cen’était pas assez: avant d’entrer vigoureusement en opérations, les alliésattendirent l’arrivée de Benningsen, qui amenait de la Vistuleen Bohêmeun renfort de 60,000 hommes. Lorsque celui-ci eut rejoint, ils pronon-cèrent leur mouvement. Bernadotte , au moyen de deux ponts qu’il jetaau dessus de Dessau, lança des partisans sur la Saale et sur le Weser ;Naumburg, Mcrseburg, Brême furent occupés; et un détachement decosaques, en s’emparant de Cassel , mit en question l’existence duroyaume de Westphalie . D’un autre côté, les troupes légères de Schwar-zenberg menacèrent Leipzig en débordant par Chemnitz et Alten-bung.
Ces excursions donnèrent l’éveil à Napoléon qui entrevit le desseind’opérer sur scs deux ailes; il fit balayer la Saxe par un corps de cava-lerie, il appela Augereau à Leipzig , il x’enforça la droite et il resserrales positions du centre. Ses conjectures furent bientôt vérifiées : Blucher