CAMPAGNE DE 1814. 495
lonnes, groupées sur la route de Bar-sur-Aube, marcheraient à une atta-que de front.
Mais Napoléon avait résolu de rétrograder encore; pour n’être pointtroublé par l’aile gauche de son adversaire , il chargea Mortier de l’abor-der vivement. Le maréchal la fit reculer jusqu’à Sainl-Parre-les-Vaudes.Alors l’évacuation de Troyes s’effectua par la grande route de No-gent, couverte par les doubles attaques de Mortier sur les deux ri-ves de la Seine. Le lendemain l’armée arriva à Nogent, Victor, renforcéde la réserve de Paris , prit position dans cette ville. Oudinot s’éten-dit par Bray, Provins et Montereau . Les deux maréchaux, Alix à Sens,Montbrun à Fontainebleau , Pajol à Melun , eurent pour mission de con-tenir Schwarzeuberg. Napoléon prit avec lui Marmout (6000), Ney( 5 ooo ) et Mortier ( 65 oo) pour en disposer d’une manière imprévue.
Dans la même journée Schwarzenbcrg entra dans Troyes ; aprèsquoi il déploya son armée'en éventail pour déborder l’aile droite del’armée française . En première ligne, Wittgenstein poussa jusqu’auconfluent de la Seine et de l’Aube ; de Wrède suivit les deux routesde Nogent et celle de Trainel; Wurtemberg se dirigea sur Sens. Enseconde ligne Gyulai, Colloredo et partie des réserves s’avancèrentpour soutenir Wurtemberg et la gauche de de Wrède,
III.
OPÉRATIONS SUR I.A MARNE.