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Tableau des guerres de la révolution de 1792 à 1815 / par P.G. [Paul Gayant], ancien élève de l'Ecole Polytechnique
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506 GUERRES DE LA RÉVOLUTION.

et chassa les cosaques de Nemours ; à gauche, Marmont occupa Sézanne

d’où il éclaira le cours de l’Aube .

Cependant Schwarzenberg concentra autour de Troyes près dei 4 o,ooo hommes. Lorsque les trois colonnes de gauche arrivèrent surle plateau d’où l’on descend à cette ville par Echemine, Orvillers etSaint-Georges , elles aperçurent les lignes austro -russes échelonnées enavant et en arrière de Troyes sur les deux rives de la Seine. Au mêmemoment une nouvelle masse dont l’attitude semblait menaçante fut si-gnalée sur le flanc gauche de l’armée à Méry-sur-Seine.

Napoléon, surpris de l’apparition de cet ennemi inattendu, ordonnade le reconnaître. On courut au pont de Méry ; on l’attaqua vivement,on l’emporta malgré les flammes qui commençaient à l’embraser; malgréla plus opiniâtre résistance on passa sur l’autre rive, on allait s’établirl’épée à la main dans la ville lorsque le feu s’y communiquant força del’abandonner; on se replia sur la rive gauche, après avoir achevé la des-truction du pont, et l’armée eut le douloureux spectacle d’une ville fran-çaise dévorée par l’incendie.

Ce combat acharné révéla la présence de l’armée de Silésie . C’étaitelle en effet qui, après s’être rapidement réorganisée secondée par desévènemens inespérés revenait sur la Haute-Seine forte de^o.ooo hommes.

Il y avait donc auprès de Troyes 180,000 coalisés contre 63 ,060Français ; mais la rivière les séparait en'deux colonnes à-peu-prèségales; Napoléon résolut d’attaquer celle de la rive gauche avant delaisser à Bluclier le temps de se reconnaître. Il pressa l’arrivée de Gé-rard et la réunion de toutes ses forces. Cependant Schwarzenberg in-quiet des progrès d’Augereau sur sa ligne de retraite, voulait éviter labataille; couvert par le corps wurtembergeois, il évacua Troyes pourse replier sur Bar-sur-Aube et sur Bar-sur-Seine.

L’armée rentra dans Troyes , Oudinot, Gérard et Macdonald s’élancè-rent à la poursuite des Austro-Russes. Ney gagna Areis-sur-Aube pourobserver le général prussien.