CAMPAGNE DE 1814.
507
V.
Passade do l'Aube par Bluclicr (a 5 février),—Passage de la Marne (î 8)_Combat de Gué-à-Trème
(28).—Combat sur l'Ourcq (i cr mars).—Napoléon à la Fcrté-sous-Jouarrc (2).—Prise de Sois-sons par les Russes ( 3 ). — Attaque de Soissons par les Français (4). — Prise de Reims par lesFrançais ( 5 ).—Passage de l’Aisne (6).—Combat de Craonelles (6).—Bataille de Craouc (7).—DeLaon (9-10).— Combat de Reims (i 3 ).
Blucher , mécoutcnt de la circonspection du généralissime, refusa desuivre son mouvement et prit le parti d’opérer séparément, de se porterune seconde fois sur la Marne . Après avoir expédié à Winzingerodel’ordre de retourner à Reims et de s’assurer de la ligne de l’Oise qui,en cas de revers, devait lui servir de retraite, il jeta trois ponts surl’Aube qu’il passa à Anglure , Baudemont et Granges. Le lendemain sonavant-garde replia sur Sézanne les éclaireurs de Marmont. Le maréchalsc retira d’abord à la Fcrté-Gaucher puis à la Ferté-sous-Jouarre oùMortier le rejoignit arrivant de Château-Thierry .
A la Fcrté-Gaucher Blucher se divisa : Kleist et Aork tournant àdroite s’attachèrent aux pas de Marmont pour le retenir à la Ferté-sous-Jouarrc. Sacken et Langeron continuèrent à sc porter en avant jusqu’àNantcuil où ils se séparèrent, le premier dans l’espérance de saisir lepont de Trilport, le second pour enlever celui de Meaux . Leur projetfut déjoué, les maréchaux avaient pris l’avance et Sacken trouva lepont de Trilport détruit et Mortier en position sur l’autre rive. Lange-l'on commençait à défiler lorsque la première brigade de Marmont sur-venant culbuta sa tête de colonne et incendia le pont.
Blucher n’ayant pu surprendre les corps français renonça à les at-taquer de front sans être assuré sur scs derrières contre un mouve-