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CAMPAGNE DE 181 A.
lonnes qui gagnèrent Oulchy par Ancienville et Neuilly-Saint-Front.Klcist se retira péniblement et ne repassa point sans perte le pont deFulaines poursuivi par les deux maréchaux qui poussèrent jusqu’àMareuil.
Cependant aussitôt que le passage de la Marne fut praticable, Napo-léon se concentra à Château-Thierry . Son but était de côtoyer Bluchcrpar la route de Fismcs, de le déborder, de le prévenir aux bordsde l’Aisne et de le faire suivre, l’épée dans les reins, par Marmont etMortier qui traversèrent la Ferté-Milon, culbutèrent à Neuilly-Saint-Front l’arrière - garde ennemie, et reprirent à Oulchy la chaussée deSoissons .
Bien de plus critique que la situation de l’armée de Silésie ; acculée àl’Aisne , débordée par sa droite, séparée des corps de l’armée du Nord,elle allait être obligée de soutenir la bataille avec tout le désavantaged’une mauvaise position et à forces à-peu-près égales. Mais la fortunen’était point lasse de favoriser la coalition. La gelée raffermit subite-ment les chemins défoncés où Blucher eût dû perdre son matériel, etdans la journée même où se préparaient les mouvemens décisifs quidevaient l’entasser sous les remparts de Soissons , Bulow et Winzinge-rode réunis, attaquèrent cette ville par la rive droite de l’Aisne . Legénéral qui la commandait, malgré le bruit croissant de la canonnade,malgré le désespoir de sa troupe, se rendit par capitulation.
Cette même forteresse qui devait arrêter l’armée en retraite lui ser-vit de tête de pont pour se mettre en sûreté au-delà de la rivière etpour présenter une barrière inexpugnable aux assaillans. L’heureuxfeld-maréchal, désormais à la tête de j00,000 hommes, maître du coursde l’Aisne pouvait à son gré contenir les Français ou reprendre l’of-fensive.
Un cri de découragement s’éleva dans l’armée. Napoléon seul ne dé-sespéra point de la campagne; il fit paraître les décrets de Fismcs quiappelaient la nation aux armes, et il prépara ses 40,000 hommes à en-lever une position qui permettait aux ennemis de s’attacher à ses pass’il était forcé de se rabattre encore une fois sur la Seine .
L’état des affaires de ce côté laissait quelques jours pour manœuvrercontre les Busso-Prussiens. Ceux-ci étaient rangés , en première ligne ,de Soissons à Vailly . Sacken (i5,ooo), de Yaiily à Béry-au-Bac; Win-zingerode ( 33 ,000) avec des avant-postes à Braisne; en seconde lignele reste de l’armée à Crouy , Vullery, Nanteuil et Chavignon. Napoléonn c pouvait songer à les forcer de front; mais dans quelle position songénie manque-t-il de trouver des ressources ? En transportant sa ligned opération sur la route de Reims à Laon quelques marches en arrière