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GUERRES DE LA RÉVOLUTION.
suffiront à le ramener sur le liane droit de l’armée de Bohême, siSchwarzenberg devient trop pressant, et il n'a qu’un pas à faire enavant pour tourner la gauche de Blucher pour la forcer d’évacuer Sois-sons en menaçant de le prévenir à Laon .
L’exécution de cette belle et simple combinaison était délicate, il fallaitéviter de se démasquer par un mouvement général, il fallait se débar-rasser des éclaireurs que Winzingerode avait placés à Braisne, il fallaitdégager Reims qui était encore occupé par l’ennemi.
Napoléon pourvut à tout. 11 prescrivit à Mortier et Marmont une fortedémonstration contre Soissons ; en même temps deux détachemens furentchargés d’enlever au pas de course Braisne et Reims .
Les deux maréchaux échouèrent devant Soissons, mais Grouchy déblaya l’espace entre l’Aisne et la Yesle et Corbineau, passant cettedernière rivière à Saint-Brice, coupa à la Ncuvilletle la route de Laon ,se rabattit sur Reims , enveloppa la garnison russe et lui fit déposer lesarmes.
Blucher prit complètement le change, il crut recevoir une attaque di-recte, il crut reconnaître qu’on voulait forcer l’Aisne à Vailly . Ses co-lonnes se rapprochèrent de ce bourg et s’échelonnèrent à gauche parOstel, Braye, Cerny; à droite par Filai», Pargny et l’Ange-Gardicn.Pendant qu’elles opéraient leur mouvement, Napoléon lança son avant-garde sur Béry-au-Bac. Elle s’empara du pont, mais ce n’était pasassez , il était indispensable de saisir le nœud des routes de Laon et duchemin de traverse qui les réunit à celle de Soissons . Toute l’arméepresse le pas : Ney, Victor, la cavalerie passent l’Aisne ; Marmont, Mor-tier se hâtent d’arriver à Béry-au-Bac ne laissant devant Soissons qu’unfaible détachement.
Blucher appuya promptement à gauche, mais comme il s’était laissésurprendre, il se laissa devancer. Sa tète de colonne parut sur les hau-teurs de Craone au moment où Ney, débouchant de Corbeuy par leflanc gauche, se porta à Bouconville et Craonelle. Les avant-postes enne-mis ne tinrent pas devant la garde, ils furent culbutés, rejetés au-delàdu ravin qui longe les villages d’Ailles et de Vassogne. Tout était euémoi dans l’armée coalisée. Kleist , Langerou coururent par Chevrignyau défilé de Fétieux; York, Bulow se dirigèrent sur Laon et, pour cou-vrir leur marche (23,000), Winzingerode se rangea s ir le ravin d’Ailles,la gauche appuyé aux collines qui commandent la vallée de la Lette ,soutenue en seconde ligne par Sacken qui prit position à Bray.
On se mit en mesure de les déposter, d’ouvrir le chemin de l’Ange-Gardien de manière à tourner Soissons et à envelopper Laon . Ney etVictor reçurent ordre d’engager le combat.