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Tome second.
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CHAP. XIV. CAMPAGNE DE 1809.

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pour gêner la jonction de Kotlowrath et del’archiduc Jean. Le vice-roi eût suivi lestraces de ce dernier, et se fût mis en com-munication avec les Bavarois d’un côté, etavec moi de l’autre. Il n’est pas difficile dedire quel eût été le plus embarrassé ou demoi ou de l’archiduc Jean, sur lequel je se-rais revenu après avoir assuré ma jonctionavec Eugène, et auquel j’aurais bien pu faireessuyer le même sort qu’à Lusignan, àPro-vera et à tous les corps dont les Autrichiensont souvent voulu m’entourer.

Jonction de mon armée avec celle il’Eugène,

Eugène, ne trouvant plus d’obstacle surla route de Vienne, après le départ de sonadversaire pour Kormond, poussa son avant-garde sur la montagne de Sommering, oùelle entra en jonction le 26 mai avec lestroupes légères que Davoust y avait envoyéesde Neustadt. La joie que cet événementcausa de part et d’autre fut troublée pourles braves de l’armée d’Italie, par le récit dela bataille d’Essling et des dangers que nouscourions encore; mais la jonction n’en étaitque plus heureuse et plus désirable, et lanouvelle que les ponts étaient rétablis achevade ramener la confiance. Eugène se hâta derassembler toutes ses forces disponibles pourfranchir la chaîne du Sommering, laissantà la petite division Rusea le soin de garderla Carinthie , tout en surveillant le Tyrol;tandis que celle de Broussier eut la tâched’assiéger le château de Gratz, de garder laSlyrie, et d’observer la vallée de la Save.

Opérations des armées secondaires.

La rapidité de ma marche survienne, etl’intérêt des opérations dont je viens derendre compte, m’ont distrait un momentde ce qui se passait à la même époque enPologne et dans le nord de l’Allemagne , oùl’insurrection fut à la veille de devenir gé-

nérale par les menées dont j’ai déjà parlé.

Les plans du duc de Brunswick-Oels, deDornberg et de Schill, furent néanmoins dé-joués, faute d’ensemble dans l'exécution.

Levée (le boucliers en Westphalie et en Prusse.

D’après toutes les notions qui nous sontparvenues, les premiers jours de mai avaientété fixés pour cette levée de boucliers. Plu-sieurs incidents dérangèrent un plan sicompliqué. Entraînes par les premiers suc-cès des Autrichiens en Bavière , des rassem-blements se formèrent à Wolfshagen enWestphalie dès le 23 avril. Jérôme, informéde cet événement, mande Dornberg pour lefaire marcher contre les insurgés. Celui-cicroit son projet découvert, et, en sortant dechez le roi, s’enfuit pour joindre les ras-semblements. Jérôme, d’abord interdit, seprésente à ses gardes, et déclare qu’il confiesa personne à leur honneur et à leur loyauté.Cet appel généreux s’adresse à de bravesgens qui savent l’apprécier ; et ceux mêmesqui étaient le moins disposés en sa faveurlui jurent de ne pas l’abandonner.

Jérôme avait pour ministre de la guerreun homme connu par son sang-froid et soncaractère; grâce à ses dispositions, tout cequ’il y avait de troupes françaises, bataveset westphaliennes, depuis Wesel et Mayencejusqu’à Cassel, s’ébranle à la fois. Dornberg,poursuivi, battu et dispersé par le généra!Rewbelt, se sauve avec un petit nombred’officiers pour rejoindre le duc de Bruns-wick en Saxe.

Schill, compromis par la saisie des papiersde Dornberg, et instruit par des amis fidè-les, résolut de ne pas attendre son arresta-tion. Parti de Berlin le 29 avril à la tête deson régiment de housards, il trouve lestroupes saxonnes à Wittenberg peu dispo-sées à donner dans ses projets. Il se dirige,le 7 mai, sur Magdebourg , où la bonne