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NAPOLÉON AIT TRIBUNAL DE CÉSAR, ETC.
périt les armes à la main. Flitsch et Tarvissont également forcés. Non moins heureux'à Predel, Serras n’y éprouve pas moins derésistance. Les troupes de Macdonald s’em-parent à meilleur marché du camp retran-ché de Laybach et du fort de Prevald. Lesmilices et les commandants qui défendentces derniers postes se rendent presque sanscombats. Nous y prenons près de s millehommes. Scliilt, sorti avec la garnison dePalmanova, s’est emparé de Trieste sanscoup-férir, et y a fait de riches captures. Cesopérations ont le double avantage d’isoler lesAutrichiens des Anglais , en leur fermantles côtes de l’Adriatique , et de faciliter lajonction de Marmont.
La retraite d’Eugène derrière le Mincioavait laissé ce corps dans une situation assezdifficile enDalmatie, où les Autrichiens con-çurent l’espoir de l’investir. Le généralStoischwitz l’observa d’abord avec s millehommes; Knesewich, à la tête des milicescroates rassemblées à Agram, devaitle secon-der; et Zach, gouverneur de l’Istrie et deTrieste, s’emparant de Capo d’Istria , deconcert avec les croisières anglaises, achève-rait de lui couper sa communication. Mar-mont, sommé après la bataille de Saeile,n’avait rien de mieux à faire que de ne pasrépondre, et d’attendre dans ses montagnesla tournure que prendraient les affaires.Plusieurs combats insignifiants eurent lieujusqu’au milieu de mai. Instruit à cetteépoque de la retraite des Autrichiens,Marmont se disposa à marcher vers la Car-niole pour opérer sa jonction.
L'archiduc Jean, au lieu (le se diriger sur Lintz. marcheà Gratz .
L’archiduc Jean, qui a laissé écraser sesavant-gardes à 20 lieues de lui, reçoit à Vil-lach, le 19 mai seulement, la lettre de l’ar-chiduc Charles qui l’engage à se diriger sur
Lintz. Rien que ce mouvement fût tardif, iln’était pas inexécutable; le prince estimedangereux de se jeter ainsi au milieu de monarmée, suivi en queue par le vice-roi ; il pré-fère diriger sa marche sur Gratz . La divisionde Jellachich, qui a opéré dans les Alpes deSalzbourg pour lier Hiller avec l’archiducJean, pressée à droite et à gauche par noscolonnes, reçoit l’ordre de marcher aussi deRottenmann sur Gratz par la vallée de laMuhr. Elle est atteinte à St-Michel. le 25 mai,par les divisions Serras et Durutte . Jellachichreçoit le combat entre la Muhr et les rochersqui resserrent le vallon. Il est débordé parles hauteurs, enfoncé de front par la cava-lerie, et, sur 7 mille hommes, en ramène àpeine 2 mille à Léoben .
L'archiduc Jean se retire à Kormond.
L’archiduc Jean, au lieu d’être joint àGratz par les troupes de Jellachich, sur lerenfort duquel il comptait, n’y ayant vu arri-ver que des débris, et craignant sans doutede se trouver pressé entre mon armée etcelle d’Eugène, prit, le 26, la route de Kor-mond, ignorant encore, à ce qu’on prétend,l’issue de la bataille d’Essling, qu’il n’apprit,dit-on. dans cette ville que le 27. On a repro-ché à ce prince l’inexécution des ordres deson frère ; on a été jusqu’à calculer toutes leschances heureuses que le plan d’une marchesur Lintz eût produites pour la monarchieautrichienne. Sans prétendre nier l’embar-ras momentané que 60 mille hommes bienconduits eussent pu nous causer, il faut serappeler néanmoins que ma marche bienéchelonnée avait en partie pourvu à ce dan-ger. Bernadotte venait d’arriver à Lintz : lesBavarois victorieux étaient rentrés à In-spruck; ils tenaient Salzbourg . Quarantemille Saxons et Bavarois se seraient trouvésou sur la ligne de l’Inn, ou sur celle de laTraun , après avoir détruit le pont de Lintz