CHAP. XIV. CAMPAGNE DE 1809 .
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mistice. Wrèile répondit par la communi-cation d’un décret qui mettait sa tête à prix.Cette insurrection m’avait exaspéré contrelui ; j’étais sur un volcan : originaire d’unpays réuni à la France , s’il ne voulait pasme servir et qu’il aimât mieux me faire laguerre, il devait le faire en loyal militaire,et non prêcher la révolte contre moi : je letraitai comme un bandit, son cerveau enfut affecté. Cependant les Tyroliens aban-donnés ne crurent pas devoir défendre Ins-pruek, où Lefebvre entra le 19 mai. Le co-mité insurrecteur résolut d’envoyer au roide Bavière des promesses de soumission.Le pays resta néanmoins en partie sous lesarmes, et la présence des Bavarois pouvaità peine contenir la population exaspéréedes vallées.
En Pologne , nos armes avaient éprouvéd’abord quelques vicissitudes. L’archiducFerdinand, à la tête de 36 mille hommes,s’étant dirigé sur Varsovie , n’avait pas eude peine à s’en emparer. Après avoir bra-vement combattu à Razyn contre des for-ces doubles, Poniatowski conclut un traitéd’évacuation et se replia sur la Narew , sousl’appui de Modlin . Le gouvernement se ré-fugia à Tykoczin.
Après ce beau début, Ferdinand s’étendle long de la Vistule , jette un pont à Gohra,ordonne de le retrancher, et porte uneavant-garde, sous Mohr, devant Praga, dontles Polonais défendent la tête de pont. Po-niatowski profite de cette faute, tombe surMohr et le bat à Grochow : il envoie ensuitePelletier et Sokolnicki enlever la tête de pontà peine ébauchée de Gohra, ainsi que deux
[1] Quelques personnes assurent que ce fut Napo-léon qui donna l’ordre du mouvement sur la Galicie ;d’autres affirment que les généraux polonais s’y
bataillons chargés de la construire et de lagarder. Ferdinand, accouru trop tard pourles sauver, se décide à descendre la Vistule ,et va s’emparer de la tête de pont de Thorn.
Sous le rapport militaire, cette expéditionexcentrique n’était pas à excuser; car Fer-dinand eût couru jusqu'aux portes de Dant-zick, que l’Autriche, vaincue sur le Danube ,n’en eût été que plus sûrement perdue.Aussi était-il à craindre qu'après s’être dé-barrassé de l’armée polonaise comme d’unvoisin dangereux, l’archiduc ne se rabattîtpar Posen vers Dresde pour s’y réunir à ladivision autrichienne de Saxe , et formerainsi un puissant noyau pour soulever l’Al-lemagne . Envisagée au contraire sous lepoint de vue politique, cette incursion n’é-tait pas blâmable; car si l’on eût réussi àdissoudre la petite armée polonaise, à sou-mettre le duché et à prendre Thorn, onpouvait se flatter d’entraîner la Prusse, enlui offrant la restitution de ces provinces dé-membrées de ses états par le traité de Til-sit; mais les choses tournèrent différem-ment. Loin de désespérer de l’inférioritéde ses forces, le prince Poniatowski prend,d’après mes ordres, la résolution hardie delaisser l’ennemi maître de la rive gauche dela Vistule , et de remonter la droite pour sejeter sur la Galicie [il. Encouragé par sessuccès de Grochow et de Gohra, il se jettesur Lublin et Sandomir , insurge les deuxrives de la Vistule, et s’empare de Lublin :le général Sokolnicki enlève Sandomir devive force, et le général Pelletier prend Zo-mosc par escalade; tandis que Dombrowski se jette avec un seul escadron à Posen , etinsurge la grande Pologne , où depuis 1794il avait exercé une grande influence.
étaient décidés d’eiix-mèmes : c’est un point à éclair-cir. {Éditeur.)