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Tome second.
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CHAP. XIV. CAMPAGNE DE 1809.

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•des Anglais trop sérieux, pour ne pas l’em-porter sur les raisons toutes nationales etmilitaires des braves qui ne connaissaientpas le nœud de toutes mes affaires. Je rom-pis la discussion en disant : Il y a assez desang versé ; j’accepte l’armistice. Le né-gociateur était le même qui avait terminé laguerre de isos : nous fûmes bientôt d’accordsur les conditions. La ligne de démarcationnous accordait l’occupation des cercles deZnaïm et de Brunn; elle suivait le cours dela Morava jusqu’au confluent de la Taya;ensuite la route de Presbourg , y compriscette ville le grand Danube jusqu’à Raab ,la rivière de ce nom, les frontières de Styrie et de Carniole jusqu’à Eiume. Les citadellesde Gratz , Brunn, le fort de Saxenbourg, leTyrol et le Yoralberg nous seraient remis.Les armées de Pologne garderaient leurspositions respectives. La limite au nord del’Allemagne serait celle de la Confédérationdu Rhin . La remise de Eiume achevait d’i-soler entièrement l’Autriche de l’Angle-terre ; les subsides, les armes, les agentsmême ne pourraient lui parvenir que clan-destinement, et le tiers de la monarchie,occupé par nos troupes, nous mettrait enétat de nourrir la guerre par la guerre, etde pourvoir amplement à tous les besoinsqu’une campagneaussi active avait fait sentirdans les différents services, surtout dans lestransports, la chaussure et l’équipement.

L’Autriche hésite à le ratifier.

Toutefois, cet armistice était encore loind’être un sûr garant de la paix. L’empereurFrançois était peu disposé à souscrire à tousles sacrifices que j’étais en position de luiimposer ; il fit même des difficultés pourratifier l’armistice : on lui proposait unnouveau système d’opérations en renforçantl’archiduc Jean des corps de Chasteler, deGiulay, qui, depuis le départ de Marmont,

avait réoccupé Gratz et Léoben , et en pro-fitant de ma marche en Moravie pour agirsur mes coiûmunications et s’avancer surVienne . La nouvelle démon retour à Schon-brunn, la marche de Macdonald sur Gratz ,et plus encore le tableau de la situation desaffaires en Moravie que lui fit le prince deLichtenstein, le décidèrent enfin à ratifierle 18 . Cependant c’était moins dans des vuespacifiques que pour gagner le temps d’opé-rer un mouvement général des armées. Lacour et le quartier-général diplomatique setrouvaient à Comorn ; l’archiduc Jean y futappelé : il proposa de renoncer à se basersur Prague pour ne pas perdre ses communi-cations avec la Hongrie et s’exposer à êtrerejeté entre l’Elbe et le Rhin , mais à rappe-ler le théâtre de la guerre sur sa véritablebase en Hongrie , en faisant marcher lagrande armée par Hradisch sur Comorn ;l’archiduc Jean opérerait à gauche avec50 mille hommes sur la Raab ; tandis que lecorps de Croatie y retournerait pour agirplus vigoureusement avec les détachementsautrichiens qui avaient obtenu récemmentdivers succès en s’emparant de Laybach, deZara, et menaçant Trieste . L’insurrectionhongroise lierait les deux armées. L’archi-duc Charles, disgracié. remettrait le com-mandement à l’empereur lui-même.

Cette petite révolution politico-militaire,attribuée à l’influence de Stadion, et qui aufait était motivée sur des vues stratégiquesplus prudentes qu’une retraite sur Prague ,loin d’être un obstacle à l’armistice, le ren-dait plus nécessaire pour exécuter le mou-vement projeté.

Opérations au Mord.

Le traité mit fit aux opérations en Polo-gne , où Poniatowski venait de se saisir deCracovie , et se disposait à venir se lier à madroite en Moravie , en continuant à manœu-