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Tome second.
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NAPOLÉON AU TRIBUNAL DE CÉSAR, ETC.

vrer dans le même sens. L’archiduc Ferdi-nand regagna les front ières de Hongrie . LesRusses avaient occupé la Galicie , et s’éten-daient jusque vers les sources de la Yistule.

La suspension d’armesarriva plus à propospour le nord de l’Allemagne , où les Autri-chiens venaient récemment de remporter unsuccès, et où les Anglais avaient fait un petitdébarquement. Mon frère Jérôme avait ré-uni un corps de 10 mille hommes pour chas-ser l’ennemi de Dresde , de concert avec lepeu de Saxons restés sous les ordres du géné-ral Thielmann. D’un autre côté, Junot venaitdeFranconie dans le même but. Us devaientopérer leur jonction dans le Yoigtland.

L’archiduc avait porté en Saxe le généralKienmayer. pour donner plus d’ensembleaux détachements qui agissaient dans cescontrées sans but militaire, mais dans leseul espoir de faire soulever le pays. Ce gé-néral s’était réuni vers Dresde à la divisionAm-Ende et au duc de Brunswich ; il avaitdevant lui le roi de Wesfphalie. D’un autrecôté, le corps autrichien de Radivojewich,qui avait couru à Bareith, se trouvait pressésur la route de HofT par Junot dont les for-ces s’élevaient à 8 ou 10 mille hommes. Nosdeux corps s’étaient donné rendez-vous àHoflf. Kienmayer , se voyant en mesure deles prévenir se dirigea vers Plauen pouropérer sa jonction avec Radivojewich, et ilmarcha à Junot, tandis que Jérôme se diri-geait sur Dresde pour prendre ensuite labelle route du Voigtland. La rencontre eutlieu près de Gefrées le 9 juillet, et Junot futrepoussé sur Bareith. Jérôme arrivant àHoff, y trouva Kienmayer victorieux, et sereplia sur Schleitz. La nouvelle de la victoirede Wagram et de la descente des Anglais le décida à réunir son corps sous Erfurth.Les Autrichiens, rentrés à Dresde le 21,firent difficulté de l’évacuer, prétendant quel’armistice ne s’appliquait qu'à la grande

armée. Il fallut des démonstrations hostilespour les décider à rentrer en Bohême.

I,e duc de Brunswick gagne les côtes et se réfugiesur )a flotte anglaise .

Ces événements laissaient le ducde Bruns-wick-Oels dans une fausse position auxfrontières de Bohême avec sa légion d’a-venturiers à la solde anglaise; mais, dignehéritier de son nom, il prit la résolutiond’aller joindre les Anglais , qui venaient enfind’opérer un faible débarquement sur la côtede la mer du Nord. Bannis depuis troisannées de ces contrées, ils y entretenaientdes relations clandestines avec les villesanséatiques, dont toute l’existence dépendde leurs relations maritimes. Maîtres durocher d’Héligoland , ils avaient transformécette île aride en un dépôt de denrées co-loniales et d’armes de toute espèce. C’étaità la fois un arsenal et un vaste bazar. Toutesles côtes depuis Amsterdam jusqu’au Sundétaient pleines de leurs agents, qui répan-daient le bruit delà prochaine arrivée d’unearmée considérable. L’agitation était géné-rale. Après avoir ainsi promis l’arrivée decette expédition qui s’en fut descendre àAnvers , ils venaient enfin de débarquer 2à 3 mille hommes sur la côte de Cuxhaven àBremerlée. Osnabrück et Hanovre , croyantà leurs promesses, se soulevèrent partielle-ment. Si 10 mille hommes eussent débarquéun mois plus tôt, le résultat eût été in-calculable.

Le duc de Brunswick se décida à partirdeFreyberg pour gagner la côte et se réuniraux Anglais . Ce plan, quoique favorisé parl’esprit du pays et le voisinage de la Prusse,où il eût trouvé à la dernière extrémité unrefuge de sa personne, était hardi; il futexécuté avec énergie. A la tête de 3 milleaventuriers résignés à tout entreprendre,le prince traverse Leipsick, et*prend la