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Tome second.
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NAPOLÉON AU TRIBUNAL DE CÉSAR, ETC.

Metternich et Nugent. Elles traînèrent assezlongtemps. La cour d’Autriche , retirée àBude, ne s’empressait point d’en finir, parceque la nouvelle du débarquement des An-glais en Belgique , celle de la marche deWellington sur Madrid , les succès des Tyro-liens, et le nouveau plan d’opérations adoptécontre l’avis du prince Charles, avaient re-levé simultanément les espérances du cabi-net de Tienne, auquel les ouvertures faitespar Champagny paraissaient excessivementdures.

Si les succès des Anglais se fussent con-solidés en Castille et sur nos côtes, nul douteque l’Autriche n’eût repris les armes. Ellecontinuait à exciter le cabinet de Berlin , àrecruter ses armées, à multiplier les projetséventuels d’opérations.

Ordre des Trois-Toisons.

J’employais ces moments de répit selonmon usage, c’est-à-dire à travailler avec plusd’ardeur que pendant la guerre même. Cefut dans un de ces instants que, tout entierà mon amour pour les braves que je com-mandais, j’instituai l’ordre des Trois-Toi-sons. J’avais eu la pensée d’éclipser lesToisons-d’Or d’Espagne et d’Autriche ettous les ordres de chevalerie moderne, enne conférant cette décoration qu’à ceux quiauraient assisté à mes trois entrées à Tienne,Berlin et Madrid . L’idée était de consacrerde grands souvenirs : mais elle n’était pasjuste, car les plus vaillants de mes générauxn’auraient pas eu droit à obtenir cet ordre.Le décret ne fut jamais mis à exécution.Dans cet intervalle, je pourvoyais aussi auxsoins administratifs qu’exigeaient mes diffé-rentes armées et mon empire. Je frappaissur l’Autriche une contribution de 100 mil-lions, contre les revenus ordinaires despays occupés que nous percevions dans lescaisses publiques.

Mesures pour le cas probable d'une rupture.

Je préparais Tienne et la tête de pont deSpitz, Raab, Gratz, pour les différents casqui se présenteraient, soit pour augmenterles défenses, soit pour leur démolition sinous devions les évacuer. Je multipliais leséquipages de ponts pour agir sur le basDanube et en Hongrie ; j’organisais par mesmarins une flottille considérable, soit pourfaciliter les transports, soit pour protégerles opérations sur les rives du fleuve. Lesréserves de conscrits, les régiments provi-soires, les petits contingents de la Confédé-ration , dirigés au nord, grossissaient lecorps de Junot (8 e ), qui comptait déjà prèsde 50 mille hommes chargés de veiller à lasûreté du nord de l’Allemagne , sans com-prendre les Westphaliens (io e corps). Monarmée s’était grossie de ao mille hommessortis des hôpitaux, et de plus de 6 millehommes venus des dépôts.

Mission de ftuhna.

L’Autriche n’avait pas négligé ses levées ;un bon nombre de landwerhs, dont l’orga-nisation s’était achevée, étaient entrés enligne. Aussi, malgré l’avantage de notresituation, trouvait-elle les propositions deChampagny inadmissibles. François i cr m’é-crivit une lettre dont le comte Bubna futporteur. Il me déclarait que la paix proposéedéshonorerait son trône et perdrait la mo-narchie. J’abouchai son envoyé avec le ducde Bassano, dans l’espoir qu’ils s’enten-draient mieux que les négociateurs d’Alten-bourg.

La Kussie ne vent pas intervenir dans lesnégociations.

J’avais proposé à l’empereur Alexandred’envoyer un ministre pour prendre partaux négociations ; il s’y refusa, en s’en rap-portant à ce que je ferais, et en nje recoin-