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Tome second.
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CH AP. XV. CAMPAGNE DE 1809 .

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ses espérances. Le corps de Sébastiani, se-condé par la division Dessolles, passe leTage le 9 août pour punir le général espa-gnol de son mouvement intempestif; ilpousse son avant-garde et l’atteint lui-même,le 11 août, à Almonacid sur la route deMora et de Madridejos. On estime l’arméeespagnole à 30 mille hommes après les ren-forts qui l’ont jointe [1]. Elle occupe unposte bien choisi ; une bonne réserve, ap-puyée de 40 pièces, couronne des hauteursformidables, sur lesquelles plane le vieuxchâleau d’Almonacid .

Encouragé par l’élan de ses troupes, quidemandent l’ennemi à grands cris, Sébas-tiani veut leur laisser tout l’honneur de lavictoire. Sans attendre Dessolles, il dirigeson effort sur le mamelon auquel s’appuiela gauche des Espagnols ; la division polo-naise du prince Sulkoski se précipite defront sur la position que la division alle-mande sous le général Levai tourne par ladroite. Pour favoriser cette attaque, la di-vision française aborde le centre sur leplateau d’Almonacid . Partout la premièreligne des Espagnols est enfoncée. Yanegas,pour la dégager, jette sa cavalerie sur leflanc droit de Sébastiani et le déborde. Cemouvement obtient un succès momentané;mais l’arrivée de la division Dessolles ra-mène bientôt les chances en notre faveur.

De nouvelles dispositions sont faites pourachever la victoire. Dessolles doit se char-ger de l’attaque sur le front de la gaucheennemie, que les divisions polonaise et alle-mande tourneront; une brigade assaillit ladroite pour lui donner le change.

Tout cède à cet effort bien combiné : laposition est enlevée ; le château et les hau-teurs occupés par la réserve espagnole n’ar-

10 Les uns portent celle année à 15 mille hommes,d’autres à 36 mille. 11 parait que Vanegas seul enavait 24 il 25 mille; nous ignorons s’il fut rejoint par

H.

rêtent pas un quart d’heure nos troupesélectrisées. Enfin les divisions de cavaleriede Milhaud et Merlin viennent porter laterreur et la mort dans les bataillons espa-gnols ébranlés. Ils prennent dans une dé-route horrible le chemin de la Sierra-Mo-rena, abandonnant 35 canons, 200 voitures, 4mille prisonniers et autant d’hommes horsde combat. Ce fait d’armes éclatant, quicouronna la campagne de Talavera, devaitencourager Joseph : mais déjà il s’était ravile moyen d’agir comme il aurait pu le faire,en détachant trop tôt le corps de Ney pourremonter vers Salamanque .

Ney bal Wilson et retourne à Salamanque .

Dans sa marche, l’avant-garde de ce ma-réchal rencontra le partisan Wilson au colde Banos dans les montagnes arides deGridos. Le général anglo-portugais, malgréune position inexpugnable dont il avait ac-cru les difficultés par tous les moyens pos-sibles , fut écrasé et rejeté avec perte d’unmillier d’hommes dans les montagnes deGata, aux confins du Portugal .

Observations sur ces événements.

Ainsi finit la courte campagne de Tala-vera , l’un des épisodes les plus remarqua-bles de cette lutte. Les talents militaires deJoseph n’y brillèrent pas : débarrassé desAnglais qui se réfugient vers Badajoz , maistourmenté par le danger dont les Espagnols menacent sa capitale, et ne sachant pasprofiter de la réunion imposante de cinqcorps d’armée qu’il a sous la main, son uni-que pensée est de renvoyer Sébastiani con-tre Yanegas et Ney vers Salamanque . Il estvrai que ce dernier point est dégarni, et queBeresford, aidé du duc del Parque, pour-

la gauche de Cuesta, après la retraite d’Arzohispo :dans ce cas, il aurait eu au moins 36 mille hommes;mais cela n’est pas certain.

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