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Tome second.
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CHAP. XV. CAMPAGNE DE 1809 .

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chargé de commander au 6 e corps, était in-quiété dans ses cantonnements autour de Sa-lamanque par lecorpsdu duc delParque(an-eienne armée de La Romana), qui, à la faveurde la place de Ciudad-Rodrigo et du voisinagede l’armée anglaise, harcelait sans cesse nostroupes. Marchand l’attaqua, le 16 octobre,à Tamamès, dans une position d’un accèstrès-difficile, où les efforts de la brave divi-sion Maucune, peut-être mal dirigés, nepurentrien contre un ennemi abrité derrièredes rochers. A la suite de ce combat, leduc del Parque s’empara de Salamanque .

La sûreté de l’armée ne permettant pasde laisser ce léger succès impuni, le géné-ral Kellermann, parti de Valladolid à la têted’une division de dragons, rejoignit le 6 ecorps, et fondit le 28 novembre sur le ducdel Parque à Alba de Tormès , sans mêmeattendre la réunion de ses forces. L’enne-mi, quoique battu, ne put être ainsi enta-mé, et la nuit le déroba au ressentiment du6 " corps , avide de venger l’affront peu mé-rité qu’il avait essuyé quelques semainesauparavant.

Arrizagatréunit lesarméesdu midi ; il est battu à Ocana.

De son côté la junte de Cadix , mécontentede ce que la dispersion de ses armées avaitfait manquer son projet sur Madrid , ordon-na au général Eguia de réunir l’armée deCuesta avec les débris de Vanegas. Ces for-ces réunies montaient encore à so millehommes , dont le marquis d’Arrizaga pritle commandement. Fier d’une réunion si im-posante, le présomptueux Espagnol crutpou voir fa ire à lui seul ce que Wellington n’a-vait pu opérer. D s’avance sur A ranj uez ; uneavant-garde d’élite, précédant de fort loinl’armée espagnole, débouche le 12 novembredans la plaine d’Ocana et attaque celle de Sé~bastiani. La cavalerie espagnole ose fondresur Milhaud, qui l’attire sur le carré d’un ré-

giment polonais dont le feu porte le ravagedans ses rangs. Milhaud se jette alors sur elleà la tête de ses dragons, la culbute, et détruitpresqu’en entier les carabiniers royaux,l’orgueil de la Castille. Sébastiani, grâce à cesuccès, se maintient audacieusement entreOcana et le Tage , dont il couvre le pontd’Aranjuez en attendant l’arrivée des ren-forts.

Soult et Joseph, instruits de ce combat,volent à la tête du corps de Mortier au se-cours de Sébastiani; Victor même a l’ordrede se diriger de Vilainaurique sur Ocana : ildoit arriver le 18, et nos troupes suspendentleurs coups pour l’attendre. De son côtél’armée espagnole, réunie à son avant-garde,soit qu’elle voulût prévenir cette jonction,soit qu’elle prit nos délais pour de la crainte,s’ébranla le 18 au matin pour nous assaillir.La division Levai est obligée de lui céderquelque terrain ; l’ennemi présomptueuxpasse le ravin à sa suite et s’avance en assezbon ordre. Soult hésitait à se retirer pourgagner du temps jusqu’à l’arrivée de Victor ;mais les troupes étant pleines d’ardeur, etcelles de Levai se trouvant trop engagées,tout se précipite à la fois sur l’ennemi, déjàenorgueilli d’un mince succès. Le généralSenarmont s’avance, comme à Friedland,avec une batterie de so pièces et foudroie lefront de l’ennemi, que Mortier attaque deson côté. La cavalerie de Sébastiani se jettedans ce moment décisif sur la droite desEspagnols, dont les escadrons, encore terri-fiés de l’affaire du 12, restent tranquillesspectateurs de ce mouvement : l’infanteriecherche vainement à se jeter en carrés dansun bois d’oliviers ; elle est partout enfoncée,sabrée ou prise. La division Latour-Mau-bourg, du corps de Victor, survient dansces entrefaites, et achève la déroute totalede l’armée ennemie, qui s’enfuit jusqu’àGuardia, laissant sur son passage d’horribles