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Tome second.
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CHAP. XVII. CAMPAGNE DE 1811.

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fiance qui prenait sa source dans la sécu-rité dont on jouissait dans les bons canton-nements de l’Allemagne et de l’Italie .

Opérations dans le nord.

Cet événement fut le seul important dansl’ouest durant l’automne : nous ne parle-rons pas des combats sans cesse renaissantsdes divisions qui occupaient la Biscaye , laNavarre et la Castille, contre les guérillasde 5 à 6 mille hommes que Porlier, Mina,l’Empecinado, conduisaient de canton encanton pour attaquer tous les détachementsqui n’étaient pas sur leurs gardes.

Opérations de Suchet surle bas Èbre . — Projet pourréduire Tarragone .

Nos affaires allaient mieux dans l’est. Su-chet revenu à Saragosse après la prise deTortose pour donner ses soins à l’adminis-tration intérieure de l’Aragon et à l’appro-visionnement de l’armée, s’y aboucha avecle général Guilleminot, chef d’état-majorde Macdonald, sur le moyen d’assurer lesuccès du siège de Tarragone , qui était uneopération décisive : ils convinrent que Mac-donald s’en chargerait, que Suchet le ren-forcerait et couvrirait le siège. Guilleminotvint à Paris me demander les moyens depousser cette entreprise avec vigueur : maisje préférai en laisser le soin à Suchet, quiavait jusque-là parfaitement rempli mes in-tentions, et je décidai que l’armée d’Ara-gon disposerait de l’artillerie de Lerida etde Tortose pour former un nouveau parc•le siège, et attaquerait Tarragone . A ceteffet, j’ordonnai qu’elle serait renforcéed’une division française et d’une division ita-lienne de l’armée de Catalogne . Ces nouvellesdispositions commençaientà peineà s’exécu-ter, lorsque le maréchal Macdonald, revenude Lerida à Barcelone, annonça que Figuères venait d’être surpris par les Espagnols .

Les Catalans redoublent d’audace et d’activité etprennent Figuères .

En effet, la junte et le capitaine généralde Catalogne, enhardis par le succès deplusieurs coups de main qui leur avaientréussi, et certains de trouver un puissantappui dans la population de foutes les villescontre lesquelles ils feraient quelque tenta-tive , redoublèrent d’audace et d’activité,dans l’espoir de lasser notre patience et denous forcer à évacuer la province. DéjàO’Donnel avait débuté par fondre avec sesforces réunies sur une brigade placée à l’A-bisbal, et l’enleva en entier, tandis que legros de l’armée était hors de portée de lasauver.

Tandis que Macdonald concentrait sesforces vers l’Èbre pour l’expédition proje-tée, le général Campo-Verde, enhardi parses intelligences dans Barcelone , ose tenter,dans la nuit du 19 au 20 mars, de surpren-dre le fort de Monfjouy. Maurice Mathieu,prévenu de ce projet, laisse descendre sesgrenadiers jusque dans le fossé, fait joueralors le canon des remparts, et les accableen même temps d’une grêle de mousquete-rie. Huit cents hommes d’élite jonchent lesfossés, le reste prend la fuite, et une co-lonne sortie à leur poursuite ramène quel-ques centaines de prisonniers. Une telleréception ne dégoûta pas les ennemis : peude semaines après, une troupe de miqueletssurprit le général Guillot dans la ville deFiguères à l’aide de quelques intelligences,et parvint même à s’emparer de sa belle ci-tadelle par un coup de main.

Macdonald retourne bloquer cette place.

A la nouvelle de ces événements, Macdo-nald, voyant de nouveau la grande route deFrance interceptée, renonce sans hésiter àses projets sur l’Ebre , et revient en toutehâte à Gironne pour investir Figuères ,