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NAPOLÉON AU TRIBUNAL DE CÉSAR. ETC.
Prulh, et rendrait le reste de ses conquêtes.Les Turcs sont peu prévoyants ; l’espoir derétablir leurs limites jusqu’au Dniéper etde recouvrer la Crimée , les touchait moinsque la conservation de ce qui leur restait.Quoi qu’il en arrivât, ce n’était pas le ren-fort d’une trentaine de mille hommes quecette paix procurerait à la Russie qui devaitme faire hésiter dans une pareille circon-stance, dès que j’étais certain d’entraîner laPrusse et l’Autriche . D’ailleurs, je dois enconvenir, je m’attendais que ma déclarationde guerre à la Russie rendrait la Porte plusexigeante, et mettrait des obstacles à laconclusion définitive de cette paix.
née avec moins de succès ; les Russes , maîtredepuis trois ans d’Anapa , s’étaient emparés,le 17 septemdre îsio, du camp des Perses etdes Turcs à Ascholkalaki ; ils portaientleurs bannières victorieuses jusqu’aux mursde Poti, aux bouches du Phase. A l’orient,ils poussaient leurs avantages le long de lamer Caspienne jusque sous les murs de Lan-karan. Cette guerre était pour eux un dé-lassement plutôt qu’une diversion sérieuse.
II est temps, au reste, de quitter ces pla-ges lointaines pour arriver enfin à la grandeentreprise qui devait mettre l’Europe àmes pieds, ou ruiner de fond en comblel’immense édifice que j’avais élevé avec tantde peines et de soins.