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Tome second.
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CHAP. XVIII. CAMPAGNE DE 1812 .

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je monte aussitôt à cheval et vole au lieu ducombat, où j’arrive à trois heures du matin.Tout était fini, et l’ennemi avait continué saretraite. Témoin des efforts de mes bravesparles sanglants débris dont ils sont entou-rés, je les comble de récompenses, et re-prends le chemin de Smolensk , désolé d’a-voir encore laissé échapper une si belleoccasion. Mon premier mouvement fut desévir contre Junot en le faisant remplacerpar Rapp : mais je revins bientôt à des sen-timents de bienveillance pour cet anciencompagnon d’armes.

Les Russes se retirent en bon ordre.

Le roi de Naples se remet, le 20 août, auxtrousses de l’ennemi sur Dorogobouje; lecorps de Davoust lui est donné en rempla-cement de celui de Ney, qui a beaucoupsouffert, et dont le chef s’accordait assezmal avec mon beau-frère depuis leurs démê-lés devant Uhn enisos; malheureusementDavoust 11e vécut, pas en meilleure intelli-gence avec lui.

J’hésite à rester à Smolensk .

Revenu le 20 du camp de Ney à Smolensk ,j'y fus assailli par une foule de sentimentspénibles. L’inutilité de trois sanglantes jour-nées, le tableau des décombres de Smolensk ,celui des cadres appauvris de nos bataillonset surtout de nos escadrons... faisaient naî-tre de tristes réflexions. Je mesentis ébranlé,et donnai des ordres pour former des éta-blissements administratifs. Je chargeai unofficier intelligent d’explorer avec un corpsléger les rives fertiles de la Kmora, répu-tées par leurs moulins et le grand com-merce de farine qu’elles font; il devaitamasser des approvisionnements suffisantspour l’époque delà rentrée de nos colonnes,qui n’avaient plus qu’un dernier effort à fairepour couvrir leur asile.

Opération sur la droite. Bataille de Gorodeczno.

Depuis mon arrivée à Smolensk , les affai-res avaient pris une meilleure tournure surles deux ailes. Conformément à mes ordres.Sehwarlzenberg, chargé du commandementgénéral au sud, s’était mis en devoir d’atta-quer Tormassof, qu’il rencontra le 12 aoûtà Gorodeczno. Le général russe ayant épar-pillé ses forces, n’avait pas 25 mille hom-mes en ligne; les Autrichiens, réunis auxSaxons, présentaient un total d’environ40 mille combattants. Toutefois Schwart-zenberg ne sut profiter ni de sa grandesupériorité, ni de la mauvaise position del’ennemi : cédant aux avis de Reynier, ilmanœuvra pour déborder la gauche desRusses avec les Saxons; mais il ne soutintpas ces derniers assez vigoureusement, etl’ennemi eut le temps de lui opposer unemanœuvre parallèle, bien qu’il fût obligéd’accepter le combat, ayant déjà son ailegauche complètement tournée. Tormassofse tira de ee mauvais pas sans éprouver degrande perte, et continua sa retraite parKobrin et Kowel sur Loutsk , où il se rangeaderrière le Styr. Sehwartzenberget Reyniers’établirent en face de lui, à la gauche decette rivière.

• Affaires de Polotsk .

Ma gauche avait aussi remporté des suc-cès, mais sans en tirer beaucoup de fruit.Certain d’être bientôt renforcé par lesBavarois, Oudinol avait cru devoir marcherde nouveau en avant surSwolna, non pluspour courir sur Sebeje, mais bien pouréloigner l’ennemi de la Dwina, et lui ôterl’envie et la possibilité de l’inquiéter àPolotsk : c’était une imprudence manifeste ;car Wiftgenstein, étant disposé à poursui-vre l’offensive, devait le rencontrer isolé-ment; ce qui ne manqua pas d’arriver.L’avant-garde d’Oudinot, attaquée le isaoût

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II.