CIIA P. III. — ATMOSPHÈRE. — RÉFRACTIONS. QI
Soit A le demi-diamètre apparent. La réfraction élève plus lebord inférieur que le bord supérieur : si la figure primitive estcirculaire, elle sera donc aplatie dans le sens vertical. Comme ledemi-diamètre n’excède jamais 16', il s’en suit que l’accroissementde la réfraction du bord supérieur au centre est sensiblement lemême que du centre au bord inférieur, et que la figure résultantepeut être considérée comme une ellipse dont le demi-diamètrenon altéré est le grand axe horizontal : les ordonnées verticales ducercle sont en elfet réduites dans un rapport constant par la diffé-rence de réfraction qui leur est proportionnelle. Soient donc /'la
f‘ F - /*
réfraction du centre, /-'celle du bord inférieur; en posant—-— = aon a la formule
• p = A ( 1 — a cos 2 À),
X étant ici l’angle que fait avec la verticale ljgrayon p cpie l’on con-sidère, et le demi-diamètre accourci sera
A — ( /•' — /•) cos 2 À.
32 . ■— Dépression de l’horizon.
On a vu (§ 13 ) que l’horizon apparent est l’intersection de lasphère céleste par un cône ayant pour sommet l’œil de l’obser-vateur, et tangent à la surface terrestre. L’angle au sommet de cecône est moindre que 90°, son complément à 90° est la dépressionvraie de l’horizon. En considérant la Terre comme sphérique, cecône sera à base circulaire et aura pour axe la verticale. Les cir-constances dans lesquelles on est amené à considérer la dépres-sion sont telles qu’il n’est pas nécessaire d’avoir égard à l’aplatis-sement. L’approximation à laquelle on s’arrête ainsi est suffisantedans la pratique, parce que l’horizon, à une très grande hauteur,cesserait d’être net eL distinct. Si l’on voulait pousser l’approxi-mation plus loin, la dépression ne serait plus la même dans lesens du méridien et dans le sens perpendiculaire, à cause de ladiflércnce des courbures; elle serait fonction de l’azimut aussi bienque de la latitude. M. Faye a fait voir qu’au sommet du Pic delénériffe ( 3 ^ 8 o mètres) la différence entre les deux dépressions