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LIVRE I.
COORDONNEES VRAIES ET APPARENTES.
CHAPITRE III.
FORME ET DIMENSIONS DE LA TERRE. — ATMOSPHÈRE.CORRECTIONS QUI EN RÉSULTENT.
22. — Coordonnées géographiques.
Les mesures de méridiens et de parallèles qui ont été laites à lasurface du globe démontrent qu’on peut sensiblement considérerla Terre comme un ellipsoïde de révolution, ayant pour petit axe laligne des pôles et pour grand axe le diamètre équatorial. Ce résul-tat est exact en moyenne, au moins dans les limites d’une préci-sion ordinaire. On n’oubliera pas qu’il ne s’applique qu’à unesurface idéale, le niveau moyen des mers supposé étendu à toutela Terre. L’ignorance où nous sommes, dans la plupart des cas, desinfluences locales capables de dévier la verticale (influences quipeuvent vicier aussi bien les observations du pendule que cellesdes positions géographiques d’un réseau trigonométrique), empêched’ailleurs d’attribuer à cette notion autre chose qu’une valeurapproximative. Mais cette approximation est parfaitement suffi-sante pour le calcul des corrections dont l’Astronomie emprunteles éléments à la Géodésie.
Un méridien terrestre est un plan passant par l’axe de la Terre,ou encore la trace de ce plan sur la surface. L’ellipsoïde étantde révolution autour de cet axe, tous les méridiens sont égaux.On choisit pour origine un premier méridien arbitraire. Lulongitude géographique est l’angle que fait le méridien d’un lieudonné avec le premier méridien choisi, que l’on pourrait encoremieux appeler méridien zéro, ou méridien d’origine. On ne consi-dère comme méridien géographique d’un lieu que la moitié de lucourbe méridienne qui est du même côté de l’axe que le lieu lui-même : l’autre moitié est appelée anti-méridien ou méridienantipode.