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LIVRE I.
COORDONNEES VRAIES ET APPARENTES.
CHAPITRE II.
DE LA SPIIÉUE CÉLESTE.
Nous admettrons que le lecteur ait entre les mains des éplié-niét-ides astronomiques et des Catalogues d’étoiles. Nous n’avonspas à expliquer ici de quelle manière on construit ces épliémérides.Rappelons seulement que la Mécanique céleste donne les moyensd’étudier et de prédire les mouvements des astres, cl que lesrésultats qu’on en déduit sont mis sous forme de Tables qui ser-vent elles-mêmes à calculer les épliémérides, dont l’observateurtirera ensuite les lieux des astres dont il a besoin. Nous renvoyonspour le surplus aux ouvrages spéciaux, et nous citons parmi lesplus récents la Mécanique céleste de M. Resal et le traité d’Astro-nomie pratique de M. Soucbon. Nous nous bornons à rappelerdans ce qui suit les définitions nécessaires.
12. — Mouvement diurne.
L’Astronomie appliquée n’a pas à tenir compte des mouvementsréels de la Terre, et les définitions dont nous aurons à nous occuperne se rapportent qu’au mouvement apparent du ciel.
L’observation nous apprend la constance des positions relativesdes étoiles dites fixes, au moins dans une certaine mesure. De plus,en quelque point de la Terre qu’on se trouve, les figures forméespar ces étoiles et leurs distances angulaires ne varient pas. Colaest vrai en général, en quelque point de l’orbite annuelle de laTerre qu’on se place, el c’est même sur celle hypothèse, admisepour la généralité des fixes, qu’on a basé la détermination de laparallaxe annuelle du petit nombre d’entre elles pour lesquellescelle parallaxe a pu être mesurée. On peut donc considérer lesdirections qui vont d’un point quelconque de la Terre à une étoilecomme constantes, el projeter par suite les étoiles sur une sphère