CIIA P. IV. — INSTRUMENTS DE MESURE DES ANGLES. IOCJ
lube porte-réticule, glissant dans le tube porte-objectif. L’oculaireglisse dans le tube porte-réticule. On commence par mettre l’ocu-laire au point, en le tirant ou le repoussant jusqu’à ce que les (ilssoient bien nelLemenL visibles. On dirige alors la lunette sur unobjet éloigné bien net, terrestre ou céleste, et on fait mouvoir letube porte-réticule sans toucher à l’oculaire, jusqu’à voir bienclairement l’image de cet objet. Si l’opération a été bien faite, ondoit alors distinguer avec la même facilité les images de l’objet etdes fils, et le plan du réticule coïncidera avec le plan focal prin-cipal de l’objectif. Mais, d’après l’observation citée plus haut, ilpeut arriver que les mises au point des fils et de l’objet éloignésoient faites avec des adaptations différentes de l’œil, et qu’ainsiles deux images n’aient pas la même netteté. 11 est donc nécessairede vérifier la mise au point. Pour cela, après avoir superposé undes fils à un des points de l’image, on déplace l’œil devant l’ocu-laire dans le sens perpendiculaire à ce fil : si la mise au point estbonne, la coïncidence des images doit persister; sinon, elles sedéplacent l’une par rapport à l’autre, et l’on dit qu’il y a parallaxedes fils, parce que ceux-ci ne sont plus dans le plan de l’imagefocale.
Le sens du déplacement indique le sens du défaut de mise au point.Par exemple, après avoir bissecté l’image d’une tour par le fil vertical,si en portant l’œil vers la droite, l’image de la tour se transporteaussi vers la droite, par rapport au fil considéré comme fixe, l’imageest entre le réticule et l’objectif, et on enfoncera le tube porte-réti-cule jusqu’à ce que la coïncidence persiste nonobstant le mouve-ment de l’œil.
Si, à la suite de ce déplacement, les images ont perdu de leurnetteté, on la leur rendra en touchant légèrement à l’oculaire, cequi ne rétablit pas la parallaxe des fils. Avec un peu d’ha' ' 'e,
on arrive à faire ces opérations d’instinct et sans raisonner.
Le réticule doit donc être placé dans le plan focal principal del’objectif, c’est-à-dire à une distance constante de celui-ci. Unelongueur donnée dans le plan focal, vue du centre optique de l’ob-jectif sous-tend ainsi un angle constant. Si donc nous concevonsdeux fils parallèles, deux fils verticaux, par exemple, et qu’aprèsavoir pointé un objet sous l’un d’eux, nous l’amenions sous lesecond par un mouvement horizontal de la lunette, celle-ci aura