CII AP. VI.
INSTRUMENTS DE MESURE DES ANGLES.
l3 !
Pour mieux juger de la coïncidence on se sert de la loupe. Onarrive ainsi à apprécier assez bien les io" avec un cercle de o m ,o8de rayon : c’est dire que l’œil armé d’une loupe discerne ici lede millimètre. A l’estime, et en se servant de la même loupe,on n’arriverait guère qu’à l’approximation d’une minute.
L’observation du vernier est assez facile de jour, bien que tou-jours plus fatigante que celle du microscope. De nuit, il est assezdifficile de bien éclairer la graduation. On se sert dans ce cas, soitde la lampe, dont on projette la lumière sur le vernier en ayantsoin de ne pas la recevoir directement dans l’œil, soit d’un petitmorceau de charbon incandescenL. On peut préparer de petitsbâtonnets de bois que l’on trempe dans une solution de nitre etqu’on laissé bien sécher. Une allumette ordinaire, bien allumée,puis souillée, reste assez longtemps en ignition pour qu’en la pla-çant parallèlement au bord du limbe, sous le verre dépoli qui abritele vernier, on ait le temps de faire une bonne lecture. On ari'ive àun éclairage supérieur au moyen d’une très petite lampe électriqueà incandescence, dont on tient la pile dans sa poche, et que l’onplace de manière à lui faire éclairer les divisions en la tenant elle-même hors du champ de la loupe. Le commandant Fleuriais a ima-giné de réduire le nombre des lectures du cercle, sans diminuercelui des pointés, et de rapporter toutes les lectures successives àune seule d’entre elles faite avec soin. 11 sc sert pour cela de la visde rappel de l’alidade du sextant dont il mesure les rotations avecun tambour divisé, lequel joue alors le rôle de vis micromé-trique. On pourrait adapter ce dispositif à d’autres instrumentsque le sextant.
Mais, en définitive, les conditions d’usage facile de la loupe limi-tent beaucoup son grossissement. C’est pour cela qu’on atteint uneprécision supérieure par l’emploi du microscope micrométrique.Ici le repère est une position donnée du fil mobile, et la fractionde division s’apprécie par le nombre de tours et de fractions detour dont il faut faire mouvoir la vis micromélrique pour amener lefil mobile à coïncider avec l’image d’un des traits. Le nombre entierde tours sc lit sur le peigne qui est au foyer, et la fraction sur untambour divisé que porte la vis.
Pour obtenir une sensibilité plus grande de ce pointé, on se serthabituellement de deux fils parallèles dont l’écarlement est un peu