1 86 LIVRE II. — THÉORIE DES INSTRUMENTS.
sous l’influence de leurs propres poids, et l’axe géométrique, quidevrait être une droite, prend une forme courbe. En considérant lecentre de gravité de chacune des extrémités libres, on voit sanspeine que le moment llécliisseur des poids constants est propor-tionnel au sinus de la distance zénilliale à laquelle correspond ladirection de la lunette.
Si les deux flexions sont égales, le réticule et le centre optiquede l’objectif sont déplacés de quantités égales, l’axe optique resteparallèle à sa direction primilive et l’effet de la flexion sur lesmesures de distances zénithales est nul. Si cette égalité n’existepas, l’erreur qui en résulte sur la distance zénithale est proportion-nelle à la différence des deux flexions, qui ont sinÇ en facteurcommun, et par suite à sinÇ. De là une correction qu’il fautappliquer aux distances zénithales observées. CeLlc correction esttoujours très faible, sauf le cas où l’on emploie des lunclLescoudées.
Pour déterminer la constante de la flexion, on dispose deux col-limateurs horizontaux opposés, des deux côtés de la lunette, demanière à pouvoir pointer successivement les réticules des deuxcollimateurs avec la lunette à essayer.
Les deux collimateurs sonL pointés d’abord l’un sur l’auLrc, etleurs axes optiques sont rendus sensiblement horizontaux cl exac-tement parallèles. Si la lunette qu’on expérimente ne porte pas aumilieu de son tube une ouverture spéciale, il faut l’écarter pendantqu’on règle les collimateurs, puis la remettre entre les deux. Onpointe alors successivement les deux collimateurs, en observant leniveau : la double distance zénithale conclue, corrigée, s’il y alieu, de la variation de niveau entre les deux pointés, doiL êtreégale à i8o°. Si elle est plus grande et égale à i8o°-i- 2 s, la cor-rection de flexion sera, pour une distance zénithale de yo", égaleà — s; et pour une distance £, elle sera — ssinÇ; si l’on a observéune double distance zénithale inférieure à i8o° de as', la correctiondes observations sera + s' siiiv.
Il y a intérêt à étudier celte erreur systématique : on est souventtenté de lui attribuer plus d’importance qu’elle n’en a réellement,et de mettre sur le compte d’une erreur de flexion des erreursconstantes, telles que celles qui proviennent du jeu des pièces, oud’autres erreurs systématiques, telles que celles qui peuvent être