CHAI’. IV. •— INSTRUMENTS DE MESURE DES ANGLES. 199
calions des instruments à réflexion. Cette méthode repose surl’emploi d’un oculaire nadiral.
On place entre l’œil et l’oculaire de la lunette un pelil verre àlaces parallèles, dont le plan fait un angle de 45° environ avec l’axeoptique : puis on dispose une bougie de telle manière que sa lumièreréfléchie par la face du verre qui est tournée vers la lunette pénètredans celle-ci et y éclaire les fils. En faisant tourner le grandmiroir jusqu’à ce que son plan soit perpendiculaire à la droite quijoint les centres des deux miroirs, les rayons partis de l’oculairese réfléchiront sur le petit miroir, viendront frapper normalementle grand miroir, qui les réfléchira dans la même direction, et parconséquent ils reviendront par le même chemin après une tripleréflexion.
Il est bien évident d’ailleurs que l’angle dont il a fallu fairetourner le grand miroir à partir du point de parallélisme jusqu’à laposition pour laquelle l’image directe des fils coïncide avec sonimage triplement réfléchie, est précisément égal à <j, et que parsuite la différence des lectures du limbe qui correspondent respec-tivement à cette position et au point du parallélisme est égale à 29 .
Ce procédé ne peut malheureusement pas s’appliquer au sextant;il exige que la graduation se prolonge à gauche du zéro d’unequantité suffisante pour permettre la mesure.
Le même oculaire nadiral permet de mettre l’axe optique de lalunette parallèle au plan du limbe. Une fois les miroirs rectifiés etperpendiculaires à ce [dan, on met deux des fils du réticule paral-lèles au limbe : il faut alors que l’image triplement réfléchie de cesfils soit recouverte exactement par leur image directe.
On peut aussi trouver par ce procédé l’intervalle angulaire desdeux fils verticaux. Cet intervalle est mesuré par l’arc que par-court l’alidade quand on superpose un même fil vertical successi-vement aux deux images réfléchies des fils verticaux.
Enfin on déduit de là une manière de mettre deux des filsparallèles au limbe; il suffit que l’image réfléchie reste parallèle àl’image directe, en la l’aisant se déplacer relativement à cette der^nière par le mouvement de la vis de l’alidade.
On peut établir soi-même un oculaire de ce genre sans grandtdifficulté. L’angle exact de 45° n’est pas de rigueur.