CHAI*. IV. — INSTRUMENTS II E MESURE DES ANGLES. «23
une soustraction. Nous rappellerons à ce propos les considérationsexposées au paragraphe Î53 sur les lunettes d’épreuve.
73. — Résumé.
En insistant comme nous l’avons (ait sur le calcul des erreursinstrumentales, notre but était de montrer qu’il est bon de suivretoujours la pratique des observatoires, laquelle consiste à déter-miner les corrections dont les observations ont besoin, et de nejamais supposer un instrument] bien rectifié et sans erreur. Maisnous avons surtout voulu bien établir les causes d’erreurs, afin quel’observateur soit à même de les éliminer dans la mesure du pos-sible par la combinaison des observations entre elles.
Deux principes dominent Loule la question : nous allons lesrappeler brièvement.
i° Erreurs de graduation. — Dans un instrument bien con-struit, ces erreurs, sans êLre négligeables, sont systématiques, c’est-à-dire que l’erreur est une fonction continue de la lecture. D’autrepart, la plupart des observations sont destinées à donner non desrésultats absolus, mais des différences : différence entre la verticaleet une étoile, différence entre deux méridiens, différence d’azi-muts. Il suit de là que même avec une graduation imparfaite onpeut obtenir de bons résultats en faisant toujours intervenir desangles de même grandeur. Ainsi, pour obtenir la marche d’un chro-nomètre, on observera à plusieurs jours d’intervalle le même astreà la même distance zénithale. Pour avoir une bonne colatitude, onobservera des astres également distants du zénith, l’un au Nord,l’autre au Sud (principe des hauteurs correspondantes, etc.).
2 " Ceci nous conduit au second principe : celui du croisementet de la symétrie des observations. La plupart îles corrections quenous avons calculées changent de signe quand on donne à l’instru-ment une disposition inverse. La collimation change de signe parle retournement. Il en est de même de l’inclinaison de l’axe hori-zontal du théodolite, de l’erreur du grand miroir et des verresdans les instruments à réflexion, etc. On élimine donc ces erreursen observant dans les deux positions de l’instrument et prenant lamoyenne des résultats obtenus.
Ainsi, avec le théodolite, quand on observe des azimuts, on devra