CllAï». V.
DES CHRONOMETRES.
255
s’il se produit, n’influe que sur les dixièmes de secondes de lamarche, et se dégage difficilement des autres éléments qui troublentcelle-ci.
Pour les montres, on ne s’occupe généralement pas d’effectuertrès rigoureusement le centrage du balancier. Le réglage du plat aupendu n’a d’autre but que d’expérimenter l’isochronisme du spiralemployé, et de le poursuivre dans les limites de régularité que l’onexige de ces sortes d’instruments. La montre étant portée dans legousset ou pendue verticalement, les amplitudes sont généralementdiminuées : et c’est en touchant au spiral qu'on cherche à rap-procher les marches dans les positions verticale et horizontale.
L’étude de la marche des chronomètres inclinés semble suscep-tible d’une application pratique. Dans un grand nombre de cas,elle équivaut à une expérience d’isochronisme : elle permet sou-vent de pressentir la grandeur et le sens de l’accélération que lesmontres prendront par l’épaississement des huiles.
Le service hydrographique a repris dans ces derniers tempsl’étude de ces questions.
84. — Des perturbations de la marche.
L’étude que nous avons faite du mécanisme du chronomètrenous a montré les principales causes qui peuvent troubler samarche, et les dispositions employées pour diminuer les erreursqui résultent de ces perturbations. Malgré tout le soin et l’ha-bileté des arListes, ces erreurs ne peuvent pas être supprimées :les meilleurs chronomètres n’ont pas une marche constante. Nousallons exposer rapidement l’ensemble des effets de ce genre quel’observation a révélés, en les rattachant autant que possible àleurs causes. Nous serons amenés à rappeler plus d’une fois lesprincipes dont il a déjà été parlé : mais on nous pardonnera quel-ques répétitions, qui se justifieront par l’importance des notionsqu’il s’agit de démontrer.
En examinant les marches successives que prend un chrono-mètre, quand, après des intervalles de temps plus ou moins longs,il repasse par les mêmes températures, ce que l’on appelle sesmarches isothermes, on reconnaît bien vite que ces nombres sontloin d’être égaux entre eux. C’est ce qu’on exprime en disant que