CII A P. V. — DES CHRONOMÈTRES.
états et que la marche est réellement restée constante. C’estce quel’on pourra apprécier en construisant la courbe des états absolus,et voyant si la moyenne est bien une ligne droite. M. Mouchez secontente même de prendre sur cette courbe les états sensiblementen ligne droite et d’en conclure la marche, ce qui peut suffire dansbien des cas. Si l’on a des états observés le soir et le matin, ilconviendra de traiter chacun des groupes séparément, pour éviterles erreurs systématiques.
Méthode de MM. Vincendon-Dumoulin et Coupvent-Desbois.— On écrit par ordre de date les états absolus, ramenés àl’aide de la marche approchée à la même heure de chaque journée ;on retranche le premier du dernier, le deuxième du pénultième,le troisième de l’antépénultième, etc. On multiplie chacune de cesdifférences par la différence des dates correspondantes, et l’on faitla somme des produits, qui sera de la forme
S = (/ra —i)(E„ —E,„_,) -t-O — 3)(E, ~E m _ 2 )
4- (m — 5) (E, — E„,_ 3 ) t- . . . ,
m étant le nombre d’observations d’états absolus. Cette somme estle numérateur de la marche cherchée. Pour trouver le dénomina-teur, soient n 0 , n,, n 2 ,. . . les différences de deux dates consécutives,en commençant par la première, on formera l’expression
D — (m — i) («o 4- -h (/» — 3) (/i, h- 4- . . .
et la marche sera représentée par
Grâce à la réduction à une même heure, les nombres m et n sonttoujours entiers, ce qui simplifie le calcul.
Cette formule est d’un calcul plus rapide et plus facile que cellede M. Daussy ; mais cette dernière a l’avantage de corriger en mêmetemps la marche et l’état absolu ; elle tient compte de toutes lesobservations d’états, tandis que l’autre ne tient compte que d’unnombre pair d’états, et dans le cas de trois états, n’augmente pasla précision de la méthode vulgaire.
En pratique, les deux manières de procéder donnent des résul-tats peu différents et également acceptables, à condition qu’on