GESTILLATRES.
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appartenait aux souverains de l’antique Bour-gogne. Nous avons aperçu aujourd’hui quelqueshabitations répandues dans la campagne, quiannonçaient des propriétaires au-dessus du rangde paysans : cette vue nous a rappelé combienelles étaient rares en général; les châteaux lesont moins; c’est-à-dire certains groupes isolésqui se composent d’un*petit édifice crénelé,flanqué de tourelles, haut, étroit, enfumé,claquemuré dans une cour; puis d’une vingtainede misérables chaumières de paysans, ramas-sées et pressées tout autour des murs, commepour s’assurer de la protection du seigneur.Riais ces petits groupes, plantés au milieu dela campagne, ne se lient à rien; c’est de la féo-dalité, justement comme les plantes dans unherbier sont le règne végétal. Le gentillâtren’habitait probablement déjà plus son tristemanoir avant la révolution; mais il était allése faire appeler monsieur le comte ou monsieurle marquis dans la plus prochaine petite ville,décoré de la croix île St.-Louis , vivotant de seslotis et ventes , et passant le temps à des réminis-cences de galanterie avec les vieilles douairièresdu lieu, qui portaient du rouge et des mouches,de grandes manches à trois rangs lestées deplomb , des paniers sur les hanches, des talonspointus de quatre pouces de haut, et faisaienttous les soirs la partie de monsieur le mar-