FAMINE.
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pléer avec avantage au pain, et en réduire leprix; mais l’idée de manger de fherbe commeles bêtes leur paraît insupportable. Nous disionsà une malheureuse femme, par manière deconsolation , que la récolte approchait. — Oui,dit-elle d’un ton qui allait au cœur, maisen attendant il faut mourir! Du sein de cetteaffreuse misère, on n’entend sortir aucune im-précation séditieuse, ni même aucune plaintequi se rapporte au gouvernement; rien n’an-nonce des dispositions révolutionnaires; ilsemble qu’elles soient concentrées à Paris : ce-pendantle painyest maintenu à sept sous,parune de ces mesures de précaution despotiques,coûteuses, artificielles, embarrassantes, quisentent la peur et attirent le danger; car lesaffamés viennent de toutes parts à Paris pours’y faire nourrir; et sa population flottante est,dit-on, accrue de cent mille âmes depuis quel-ques mois.
Ce pays, si peu intéressant depuis Paris , ledevient de plus en plus quand on approched’Avallon , et continue d’être agréable et variéjusqu’à Maison-Neuve, qui est en effet un ha-meau composé de nouvelles habitations. 11rappellerait les États-Unis de l’Amérique , sicertaines ruines de dix siècles d’antiquité, quicouronnent une hauteur voisine, ne décelaientpas l’Europe . C’est le château du Thil, qui