GIJIZ.
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que nous parlons des Celtes et de la langueceltique, nous ne pouvons attacher aucun sensprécis à ces mots qui, dans l’antiquité, signi-fiaient simplement les peuples et les idiomesen dehors de la Grèce et de l’Italie romaine.
Le site de Giez, est très suisse , inégal, di-visé en petites clôtures, bien arrosé, bien vert,
hébraïque , arabe, etc. On y voit aussi beaucoup de motsgrecs; te reste est du latin employé suivant le génie de lalangue qui l’a emprunté II y a plus de grec encore dansle celtique des autres provinces gauloises, ainsi que dupays de Galles et du comté de Cornouaille. Casaubon adonné un ample recueil de mots anglais tirés du grec, etil n’y en a guère moins dans l’ancien irlandais , qui s’écriten lettres grecques. Comme il n’en a que dix-sept, il fautcroire qu’il les a reçues avant le siège de Troie, puisquece fut pendant ce siège que Palamède ajouta à l’alphabetgrec les quatre lettres qu’on lui attribue, et que de cesquatre l’irlandais n’en a aucune, non plus que des quatredont on dit que Simonide fut l’auteur; de sorte que c’estl’alphabet de Cadmus que reçurent les habitans de l’Ir lande , et non l’alphabet ionien , adopté par toute la Grèce (Pline, Hist. nal. lib. vu, cap. *>7). Les Irlandais n’ontajouté que l’I, et comme ils l’écrivent à la latine, et nonpar <p , il est probable que ce fut seulement après quel’empereur Claude l’eut ajouté à l’alphabet latin. Unelangue qui n’a que l’alphabet de Cadmus est assurémentde la plus haute antiquité , et s’est conservée sans mélangeplus qu’aucune autre que l’on connaisse.
{Mémoire sur VHistoire ancienne de là Suisse, par Loysde hochât, 174/0