bien ombragé, réunissant sons l’abri du Jura et sur sa pente méridionale une grande variétéde productions, et jouissant de la belle vuedes Alpes , qui, à dire vrai, n’est ici le privi-lège exclusif de personne. C’est d’ailleurs unlieu historique. Charles-le-Téméraire occupaitGiez et les villages adjacens avec soixantemille hommes, la veille de la bataille de Grand-son, où il éprouva la première des trois grandesdéfaites qui lui coûtèrent un royaume et la vie.En face de Giez, un peu vers la gauche, à unedemi-lieue sur les bords du lac, est le château de Grandson , célèbre par le massacre de sa gar-nison quelques jours avant la bataille. Charlesavait son camp retranché près du château,mais il le quitta pour aller à la rencontre desSuisses , trois lieues plus loin, toujours sur lesbords du lac. Après sa déroute, il fut pour-suivi jusqu’au camp et une demi-lieue par-delà,précisément en face et tout près de Giez. Aprèstrois siècles et demi on retrouve encore detemps à autre des débris d’armes (1) sur toutcet espace. A la droite de Giez, sur une hau-teur est le château de Champveut, un de ceuxqui furent bâtis du temps de la reine fterthe,à l’occasion des ravages des Sarrasins. Malgréses neuf cents ans, ce château est encore liabi-
(i) Cliap. *3, vol. II.