ACCAPAREURS.
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On ne conçoit rien à ces prohibitions ; car lepacte fédéral du 7 août j 81 5 , stipule expres-sément, à l'article xi , le libre achat des den-rées , des produits du sol, et des marchandises ;la libre sortie et le passage d'un canton à Vau-tre de ces objets et du bétail. Il est vrai que l’ar-ticle ajoute : Sauf les mesures de police néces-saires pour prévenir le monopole usuraire etVaccaparement ; de sorte que l’on aura trouvéque l’achat et le transport de seize sacs d’avoineconstituaient accaparement. C’est pire que ceque nous avons vu à Sens ; car là, c’était lapopulace qui faisait des sottises , et ici c’est legouvernement. Avant d’entrer à Bâle , on nousmontra à notre droite le mémorable champ debataille de Saint-Jacques , (i)
20 juin. — Bâle occupe la partie rentranted’un angle droit, que forme le cours du Rhin .D’une haute terrasse, ombragée de dix magni-fiques marronniers, et sur laquelle la cathédraleest bâtie, la vue plonge sur le fleuve qui pré-sente ici l’aspect d ? un torrent furieux , pluspropre à ravager le pays qu’il traverse, qu’à lelertiliser et à faciliter ses communications ;nous n’y aperçûmes pas un seul bateau. Lacouleur est d’un bleu blanchâtre, comme leRhône , et l’on aperçoit du premier abord unair de famille entre ces deux grands fleuves,
(1) Chap. 11 , vol. If.