CHUTE DE NIAGARA.
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l’érosion du rocher prouve assez que la chuteétait en effet de peu de chose plus élevée du.temps des Rofnains.
Arrivé au bord du fleuve au-dessous de sachute, vous prenez un bateau qui vous trans-porte à l’autre rive. Les vagues, l’écume, lavapeur, produjte^.par le saut que le Rhin vientde faire, surtout lorsqu'il est aussi plein qu’àprésent* vous donnent le beau idéal du dangersans la réalité : vous trouvez de l’autre côté unpetit pavillon de bois établi sur une projectiondu rocher, tout à côté de la chute; elle y touche,elle y plonge; les eaux, beaucoup plus hautesque de coutume, la balayent à tout moment, etmenacent de l'emporter ; de sorte que, sans nousy arrêter plus d’un instant, nous sommes allésjouir du spectacle quelques pas plus loin. Lavélocité, le brisement, la furie de cet enferd’eau, surpassent Niagara même; mais il a icibeaucoup moins de grandeur et de majesté.La hauteur du saut de Niagara est près de troisfois aussi grande, et sa masse est six fois aumoins celle du Rhin : c’est un lac qui se courbetout dune pièce, et coule encore plutôt qu’ilne tombe, conservant sa couleur de saphir etd’émeraude jusqu’à ce qu’un voile de vapeurlégère, formé par la friction de l’air, dérobe auxregai’ds sa rapidité toujours croissante , et sesdernières fureurs. Le Rhin au contraire se tour-