Ç)3 CHUTE DE îîl A.GARA..
mente clans toute sa chute; il écume du haut enbas; c’est une cascade de magnésie, soit ditsans l’offenser, car les matériaux ne font rienà la chose; et cette masse de poudre blanche ,haute de soixante pieds, large de quatre centcinquante, sans cesse précipitée (i), auraitbiensa sublimité tout comme une autre.
Les accompagnemens de la chute du Niagarasont insignifians ; mais ceux de la chute duJRhin sont positivement ignobles et désagréa-bles, excepté le château de Lauffen , qui ce-pendantest peu pittoresque, et d’ailleurs écrasela chute de son volume. Leurs excellences deZurich et de Schaffhouse devraient bien s’en-tendre pour raser les misérables édifices pla-cardés, pour ainsi dire, contre une des mer-veilles du monde , et dont ils montreraient par
(i) Placé à une dislance convenable, en face de l’objetqu’on veut mesurer, et dont on connaît une des dimen-sions , la hauteur , par exemple , en tenant sou crayon , sacanne, une paille, outout autre corps droit à bras tendu,entre l’œil et l’objet, on mesure d’abord la dimensionconnue, qui sert d’échelle pour l’autre dimension incon-nue. Ici j’ai trouvé la longueur égale à sept fois et demiela hauteur, et j’ai estimé la hauteur à soixante pieds, enla comparant à la maison de meunier qui est dans l’ile,prenant chaque étage pour dix pieds. La chute deNiagara,mesurée de la même manière, m’a donné deux millesept cents pieds de large sur cent cinquante-six de haut.