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Tome I.
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l'historien 1 )E THOU. 95

le moins du monde quil pût y avoir de lin-discrétion. Cest à limpression que fait luneou lautre manière dagir et aux sentimensquelles inspirent, à déterminer laquelle est lameilleure ; je crois que même en Angleterrela question est déjà décidée contre lusage an­ glais : il y est tourné en ridicule; mais il fautdu courage pour sy soustraire le premier. Ceuxpourtant qui osent se faire ainsi bonnes gensenvers tout le monde , font voir quils se sen-tent de trop bonne compagnie pour supposerque peisonne puisse sy tromper.

11 nest pas sans intérêt de voir comment onvoyageait il y a deux siècles et demi; cest en-core De Thou qui nous en fournit lexemple : lebarbare admire les vignes , et 11e parle que géné-ralement des cataractes du lthin, sans sarrêterà celle-ci. «De Thou, dit-il ( toujours parlant« à la troisième personne), ayant conduit, en« 1579, son frère aîné aux eaux de Plombières,« profita de cette occasion pour visiter une« partie de la Souabe et de la Suisse , et vint« dAugsbourg , par Memingen et Lindau , «à« Constance. Ceux qui font le tour de ce lac ne« peuvent avoir la vue plus agréablement oc-« cupée; ce sont des coteaux couverts de vignes,« qui descendent par une pente douce sur les« deux rives, et qui, répétés dans les eaux , for-« ment une brillante perspective : de, suivant