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le moins du monde qu’il pût y avoir de l’in-discrétion. C’est à l’impression que fait l’uneou l’autre manière d’agir et aux sentimensqu’elles inspirent, à déterminer laquelle est lameilleure ; je crois que même en Angleterrela question est déjà décidée contre l’usage an glais : il y est tourné en ridicule; mais il fautdu courage pour s’y soustraire le premier. Ceuxpourtant qui osent se faire ainsi bonnes gensenvers tout le monde , font voir qu’ils se sen-tent de trop bonne compagnie pour supposerque pei’sonne puisse s’y tromper.
11 n’est pas sans intérêt de voir comment onvoyageait il y a deux siècles et demi; c’est en-core De Thou qui nous en fournit l’exemple : lebarbare admire les vignes , et 11e parle que géné-ralement des cataractes du lthin, sans s’arrêterà celle-ci. «De Thou, dit-il ( toujours parlant« à la troisième personne), ayant conduit, en« 1579, son frère aîné aux eaux de Plombières,« profita de cette occasion pour visiter une« partie de la Souabe et de la Suisse , et vint« d’Augsbourg , par Memingen et Lindau , «à« Constance. Ceux qui font le tour de ce lac ne« peuvent avoir la vue plus agréablement oc-« cupée; ce sont des coteaux couverts de vignes,« qui descendent par une pente douce sur les« deux rives, et qui, répétés dans les eaux , for-« ment une brillante perspective : de là, suivant