CONSTANCE.
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balas empesés, qui vous chatouillent le visagepour vous endormir. Nous avons cru remarquerque le sexe, à Constance , conservait les agré-mens de la figure plus tard qu’il n’est ordinaireen Allemagne parmi les femmes du peuple.
Le pain a été ici à cinq batz et demi la livrede vingt onces : il est depuis peu réduit, d'auto-rité, à quatre batz ; le taux ordinaire est de deuxbatz à deux batz et demi : au reste, la journée detravail est aussi à peu près doublée.
Lorsque les Français s’emparèrent de Cons-tance, elle fut mise au pillage : ils avaient aveceux, nous dit-on, un certain nombre Aç patriotessuisses d’Appenzel, qui, connaissant les êtres,leur indiquaient à quelle porte frapper, et s’ac-commodaient ensuite du butin à juste prix. Onnous a montré la maison d’un riche tanneurqui a le plus souffert. Tels sont les rapportspopulaires; je les donne pour tels. Les Appen-zellois ont toutes sortes de droits à la haine dupeuple de Constance; comme voisins d’abord,comme huguenots (la moitié seulement du can-ton d’Appeuzel est protestante, mais il passeici pour l’être en entier), et enfin comme plusindustrieux et plus riches. Au surplus, les tortsde quelques individus ne prouvent rien contrele grand nombre.
Saint-Gall , 26 juin. — De Constance ici, ontraverse tout le nouveau canton de Thurgovie ,