I a4 LES MAISONS.
tient deux bouteilles ordinaires. Un petit che-val de montagne , jeune et vigodreux , vaut lemême prix à quatre ans. Ayant imprudemmentcaressé de la main, en passant, la peau lisse etbrillante d’un de ces petits chevaux, ses deuxpieds de derrière lancés en l’air, me passèrentaussitôt à deux doigts de la poitrine : c’est unavis aux voyageurs.
Les femmes du chalet où nous nous arrêtâ-mes étaient occupées à broder de la mousselineau tambour. Elles gagnent à ce métier deux batzpar jour ( six sous de France ). Une d’elles bat-tait le beurre par le moyen d’un levier attachéau plancher. Toutes ces maisons de montagnesont construites de bois de mélèse,ou, à défaut,de sapin , sur un soubassement en pierre quin’est habité que par les bestiaux, ou sert demagasin, et même de cave ; étant, comme je l’aiexpliqué ailleurs, enseveli dans la neige pen-dant l’hiver. L’escalier extérieur conduit à lagalerie du premier étage, abrité par"Tavancedu toit. La charpente consiste en poutres équar-ries, placées les unes sur les autres, assembléesen queue d’aronde et lambrissées extérieure-ment et intérieurement. Un des deux pignonsforme la façade de la maison ; chaque étage, caril y en a plusieurs sous le comble , est marquépar un rang de petites fenêtres qui se touchent.Cette façade est, de plus, ordinairement décorée