FAMINE.
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selines, de crainte de pire. Ils suivirent sonconseil et n’entendirent plus parler du généralpendant quelques semaines ; mais au bout dece temps ils reçurent une seconde lettre oùil leur témoignait la satisfaction de ses amis deParis , manifestée par une seconde commissionà exécuter. Cela devenait sérieux. Notre amidu Bœuf conseillait encore d’obéir sans balan-cer; mais le conseil, pour gagner du temps , seborna à promettre de faire manufacturer lesarticles qui ne se trouvaient pas prêts. Peu dejours après, le général leur envoya des troiqjesqui, subsistant à discrétion , coûtaient chaquejour aux habitans plus que les mousselines.Au reste, les soldats, plus honnêtes gens queleurgénéral, donnèrent peu de sujets de plainte.
27-28 juin , de Gaiss à Hérisau , 5 heures —Pays charmant, plus pastoral encore que celuide Saint-Gall à Gaiss ; mais le nombre des men-
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dians, principalement des femmes et des en-fans, est effrayant; on les voit sortir du rez-de-chaussée de leurs riantes demeures, le re-gard famélique, et la voix suppliante, pourcueillir le long du chemin les orties qui leurservent d’aliment. Le pain vaut 5 batz 1 (81 cen-times) les vingt onces, et n’en valût-il que lamoitié, ces malheureux pourraient difficilementse le procurer; ils subsistent presque entière-ment aux frais de la commune et des proprié-