la suite la dignité de landammann, et atteignitun âge très avancé. Un siècle et demi après,quelques maisons s’enfoncèrent encore. Quoi-que le lac de Zug soit le plus profond qu’il y aiten Suisse après celui de Constance, ayant deuxcents toises à son extrémité méridionale, il n’aà présent près de la ville de Zug que vingt àtrente toises.
L’armée révolutionnaire de France voulantpunir Zug de sa résistance à la constitution uni-taire, fit occuper ce canton , le plus petit de laSuisse , puisqu’il n’a que douze mille cinq centsâmes, par onze mille garnisaires. Pendant troisans, le nombre n’a jamais été moindre de deuxmille. Notre hôtesse nous racontait, mais avecpeu de ressentiment, comment toute sa poterieavait été un jour mise en pièces à je ne saisquel jeu que les soldats s’amusaient à faireentre eux. Cette bonne femme conserve si peude rancune, qu’elle donne des regrets à la perted’un officier tué à Underwalden, qui avait long-temps demeuré chez elle et à qui sa familleétait attachée. Nous sommes surpris et édifiésde voir avec quelle modération les Suisses , engénéral, s’expriment sur ces temps-là. Ils en par-lent comme d’un tremblement de terre ou d’unechute de montagne. C’était un fléau de Dieu dont les hommes étaient, à la vérité, les instru-irons, mais où, disent-ils, la main supérieure