Band 
Tome I.
Seite
168
JPEG-Download
 

l68 INVASION FRANÇAISE .

la suite la dignité de landammann, et atteignitun âge très avancé. Un siècle et demi après,quelques maisons senfoncèrent encore. Quoi-que le lac de Zug soit le plus profond quil y aiten Suisse après celui de Constance, ayant deuxcents toises à son extrémité méridionale, il naà présent près de la ville de Zug que vingt àtrente toises.

Larmée révolutionnaire de France voulantpunir Zug de sa résistance à la constitution uni-taire, fit occuper ce canton , le plus petit de laSuisse , puisquil na que douze mille cinq centsâmes, par onze mille garnisaires. Pendant troisans, le nombre na jamais été moindre de deuxmille. Notre hôtesse nous racontait, mais avecpeu de ressentiment, comment toute sa poterieavait été un jour mise en pièces à je ne saisquel jeu que les soldats samusaient à faireentre eux. Cette bonne femme conserve si peude rancune, quelle donne des regrets à la pertedun officier tué à Underwalden, qui avait long-temps demeuré chez elle et à qui sa familleétait attachée. Nous sommes surpris et édifiésde voir avec quelle modération les Suisses , engénéral, sexpriment sur ces temps-. Ils en par-lent comme dun tremblement de terre ou dunechute de montagne. Cétait un fléau de Dieu dont les hommes étaient, à la vérité, les instru-irons, mais, disent-ils, la main supérieure