HOFWYI.. - M. DE FELLENBERG. 2ÿ()
et, avant neuf heures, tous ces. jeunes gensétaient au lit, devant se lever à cinq heures dumatin. Les élèves commencent la journée parune leçon d’une demi-heure; ils déjeunent à peuprès comme ils ont soupé, travaillent dans leschamps de six à douze, reviennent dîner, ontune leçon d’une heure, et retournent aux champsjusqu’à six heures du soir; ce qui complète lecercle des vingt-quatre heures. Le dimanche,les différentes leçons prennent six heures aulieu de deux : on ne leur sert de la viande quece jour-là. Une parfaite simplicité se faisait re-marquer dans tout ce que je vis; rien de théâ-tral , point d’intention de briller aux dépens lesuns des autres ; il ne semblait pas que les élèvess’aperçussent qu’on les regardait, et la présencede M. de Fellenberg ne paraissait imposer au-cune gêne. Telle fut la première impression dece que je vis à Hofwyl : je reviendrai sur l’écoledes pauvres ou école d'industrie.
La maison de M. de Fellenberg est régulièreet de bonne apparence : lorsque nous entrâmes,un grand nombre de jeunes gens de la hauteécole y étaient déjà assemblés; la plupart ap-partiennent aux premières familles de l’Alle-magne, de la Russie et de la Suisse . Madame deFellenberg, qui partage de la meilleure grâce dumonde le sacrifice que fait son mari des jouis-sances de la haute société dans laquelle ils sont