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nés l’un et l’autre, et les devoirs qu’il s’est im-posés, voulut bien nous retenir à souper.
Une grande table en fer à cheval occupaittrois côtés d’une grande salle; soixante-dix ouquatre-vingts jeunes gens, plusieurs profes-seurs et la famille de M. de Fellenberg y pri-rent place : le repas fut abondant et simple;les élèves s’entretinrent librement ensemble.Nous nous séparâmes de M. de Fellenberg,pleins d’intérêt pour un établissement sur le-quel nous venions de recueillir bien des don-nées, et dont nous pouvions entrevoir l’impor-tance. Je me propose de lire les différens rap-ports qui en ont été faits, afin de diriger mes re-cherches lorsque je reviendrai ici; ce que je mepropose de faire plus à loisir : j’en donneraialors le résultat.
Nous ne restâmes que quelques jours à Berne ;et comme je me propose d’y retourner uneautre fois , et d’y faire un séjour beaucoup pluslong, je différerai de rendre compte de cetteintéressante ville jusqu’à ce que j’aie rassembléde meilleurs matériaux.
A. notre départ pour Yverdun , nous trou-vâmes les environs de Berne de ce côté plusbeaux encore que du côté opposé, que nousavions eu lieu d’admirer auparavant. On peutdire que les promenades publiques s’étendentà deux lieues à la ronde : ce sont de magnifi-