DES ANCIENS GOU VRRNEMENS. 471
quels furent les résultats de ces combinaisonsrespectives. En Angleterre, les pouvoirs se ba-lancèrent et se servirent de correctifs mutuelle-ment; en France , l’un soumettant l’autre restaseul ; en Suisse , les seigneurs et leurs vassaux,après avoir fait cause commune pendant deuxsiècles , redevinrent, quand le danger fut passé,ce qu’ils avaient été auparavant, ou du moinsse classèrent en citoyens gouvernans et gou-vernés, et presque sans opposition, tant celaparaissait naturel dans ce temps-là. Quelquesuns des nobles fondateurs de Berne bâtirentdes rues entières ( il y en a une qui a retenuce nom de rue des Gentilshommes ). Le rivagede l’Aar appartenait à Bubenberg, et le droitde pèche et de moulin resta dans sa famille jus-qu’à son extinction. Les d’Erlach , Thormann,Fischer et Stettler , sont les seules famillesencore existantes des fondateurs de Berne . Lesnobles qui composaient le sénat de Berne per-mirent à leurs vassaux de porter appel de leurjustice inférieure au sénat de Berne , qui eutsoin de s’attacher le peuple, en rendant justicebeaucoup plus promptement et plus impartia-lement que les juges inférieurs , et fonda ainsison pouvoir judiciaire. On ne saurait nier queBerne n’ait dû au caractère chevaleresque deses fondateurs, cette espèce d egrandiose qui sefit toujours remarquer dans ses moeurs , dans