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Tome I.
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47* ELOQUENCE DE deHLACH.

sa politique, dans ses institutions et ses monti-metis publics. Vers la fin du siècle passé il y eutune insurrection dans le canton de Fribourg ;les paysans assemblés autour de la ville, mena-çaient den forcer les portes. Dans cette extré-mité les magistrats envoyèrent demander dusecours à Berne , le conseil s'assembla sur-le-champ. Aussitôt qu on eut donné lecture dela lettre des magistrats de Fribourg, dErlach ( le meme qui périt ( i ) en 1798 ), se levant, dit :Messieurs ! nous avons un an pour délibérer ;mais nous navons quun moment pour agir :qu'on batte la générale ! Lavis fut adopté paracclamations; les ordres donnés; dans vingtminutes larmée de la république ( trois centshommes de troupes réglées ! ) marchait, et sixheures après, létendard de Berne se montraitdéjà sur la hauteur qui domine Fribourg ; lesinsurgés se dispersèrent sans les attendre. Je nesais , dans cette querelle , qui avait tort ou rai-son ; mais léloquence du sénateur Bernois étaittout-à-fait romaine !

Il est impossible de parcourir le canton deBerne sans être frappé du bien-être universel etde lair dindépendance, et même de fierté despaysans : on ny paye presque point dimpôt ;la justice est bonne et prompte ; on ne peut

( 1 ) Chap. 38, vol. II.