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préparé avoir l'établissement de M. deFellen-berg avec fruit. il a eu la bonté de répondreà toutes mes questions , pendant le séjour quej’ai fait à différentes fois auprès de lui, et deme faire donner les comptes et renseignemensqui m’ont été nécessaires. Cet homme extraor-dinaire s’était d’abord fait connaître simple-ment comme grand cultivateur, et il a toujoursun institut agricole au château de Buchsee,près de Ilofwyl ; mais l’agriculture n’a jamaisété pour lui qu’un objet secondaire, et l’espoird’en faire un moyen d’éducation pour le peuplelui donnait à ses yeux sa plus grande impor-tance. En effet, la perfection de l’agriculturetend à augmenter le nombre des hommes; maisil n’appartient qu’à l’éducation de les rendremeilleurs et plus heureux. Doué d’un caractèreardent et généreux , M. de Fellenberg adoptade bonne heure les principes de cette politiquelibérale, dont on devait bientôt abuser sicruellement. I.e chagrin qu’il conçut d’un ré-sultat contraire à ses espérances lui donna del’état moral de notre espèce l’opinion la plusfâcheuse; cependant il se flatta qu’un meilleursystème d’éducation pouvait encore la sauver.Une circonstance accidentelle , qui eût faitmoins d’impression sur un esprit plus accou-tumé aux affaires de ce monde, et autrementdisposé, détermina pour jamais la vocation