HOFWYL.
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de M. de Fellenberg. Attaché à la légation suisse à Paris , après l’invasion française , il eut avecle directeur Rewbel, à sa maison de campagne ,à Arcueil, près de Paris , une conversationofficielle dans le cours de laquelle il représentala situation cruelle dans laquelle son pays setrouvait, et le danger qu’il y aurait, indépei.*damment de toute considération de justice,d’y allumer une guerre semblable à cellede la Vendée , également funeste aux deuxpartis! Le directeur semblait écouter avec at-tention, et M. de Fellenberg commençait à seflatter d’avoir fait quelque impression sur sonesprit, et même d’avoir réveillé des sentimensd’humanité dans son cœur , lorsque interrom-pant tout à coup un discours si touchant ainsique ses propres méditations, il appela un do-mestique qui passait, et se faisant apporter unpanier dans lequel il y avait une épagneule fa-vorite, allaitant ses petits, il n’y eut plusmoyen de ramener son attention , ou même decroire plus long-temps qu’elle eût été un mo-ment engagée. Entièrement dégoûté de la diplo-matie, ajouta M. de Fellenberg, de qui je tienscette anecdote , je pris congé d’un lieu et d’unecarrière auxquels j’étais peu propre , résolud’entreprendre le long et pénible travail d’uneréformation élémentaire, par le moyen de l’édujcation, et d’y persévérer toute ma vie.