M. DE FELLENBERG.
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années, Vécole d’industrie le fait incessammentpendant tout le temps de la jeunesse, fournis-sant en même temps à l’entretien des élèves.
11 est bon d’observer que les objections ordi-naires contre l’enseignement du bas peuple nesont guère applicables qu’aux grands rassem-blemens des villes manufacturières, où il estexposé à des crises alternatives de pénurie etd’abondance, accablé de travail quelquefois, outout-à-fait oisif; souvent aigri par ces vicissitu-des , et prompt à embrasser des partis extrêmes.Les paysans, au contraire, forment une raced’hommes apathique et endurante de sa nature,dont les travaux solitaires ne favorisent point ledéveloppement et la communication des idées;ils furent toujours, dans toutes les républiquesantiques, les sujets des villes. C’est la Providencequi règle les saisons et leur envoie de bonnesou de mauvaises récoltes; on apprend la docilitésous un tel maître. Ces gens-là ont autant besoind’être stimulés que les autres d'être calmés etréprimés, et il semblerait que la culture d’esprit,considérée comme simple stimulant, est beau-coup plus nécessaire aux campagnards qu’auxgens de la ville. La plus heureuse pensée que legénie de l’utilité ait jamais suggérée, a certaine-ment été celle de faire concourir le travail deschamps à l’éducation.