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Tome I.
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520 M. DE FELLENBERG.

charigemens particuliers sans affecter les autres,et cependant assez unies pour quaucune nepuisse éprouver cette subversion totale par la-quelle lidentité nationale est détruite. Vers lecommencement de lère chrétienne , le mondese trouvait partagé en deux grandes divisions :Rome et les Barbares. Rome, maîtresse de toutcequelle jugeait bon de réunira son empire, luireconnaissait à peine dautres limites que cellesde la géographie, et ses postes avancés touchaientaux extrémités de la terre connue et civilisée.Cependant les Romains, trompés par le senti-ment même de leur force, se livrèrent avec tropde confiance aux douceurs dun long repos;gorgés de richesses, servis par des légions daf-franchis et desclaves, ministres de leurs plai-sirs, et précepteurs de leurs fils , ils perdirentcette énergie morale à laquelle seule leur lon-gue supériorité avait été attachée. Pendant cetemps- les Barbares croissaient en force , enconfiance, en sagesse, et probablement en ver-tus. Plusieurs siècles avant sa chute, Rome an-tique nexistait plus que par la magie de sonnom , mais elle tomba enfin pour ne plus serelever; car avec elle périrent ses institutions,ses lois, son langage; à peine resta-t-il des tracesde sa littérature dans quelques manuscrits épars.Rien de tout cela ne saurait arriver à présent :dabord, il ny a plus de Barbares, plus de ré-gions inconnues ils puissent être cachés;